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Le Green deal et la spéculation pointés du doigt

En raison des crises actuelles, plusieurs eurodéputés de la commission de l'Agriculture ont insisté pour que les mesures de réduction des pesticides et des engrais inscrites dans le Green deal soient reportées. D'autres estiment que c'est le problème de la spéculation sur les matières premières agricoles qui doit être réglé.

En raison des crises actuelles, plusieurs eurodéputés de la commission de l'Agriculture ont insisté pour que les mesures de réduction des pesticides et des engrais inscrites dans le Green deal soient reportées. D'autres estiment que c'est le problème de la spéculation sur les matières premières agricoles qui doit être réglé.
En raison des crises actuelles, plusieurs eurodéputés de la commission de l'Agriculture ont insisté pour que les mesures de réduction des pesticides et des engrais inscrites dans le Green deal soient reportées. D'autres estiment que c'est le problème de la spéculation sur les matières premières agricoles qui doit être réglé.
© Gabriel Omnès/Illustration

Dans un contexte de crises (guerre en Ukraine et changement climatique), plusieurs eurodéputés (Démocrates-chrétiens et centristes) de la commission de l'Agriculture ont, une nouvelle fois, appelé, le 25 octobre, à revoir à court terme, sans les remettre en question, les objectifs du Green deal afin d'assurer la sécurité alimentaire. Avec la hausse des prix des engrais liés à ceux du gaz et les incertitudes entourant les exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire, ils ont notamment demandé à la Commission européenne de reporter ses propositions sur la réduction de 50 % des pesticides et de 20 % des engrais d'ici 2030. Selon eux, le contexte actuel n'est pas propice pour la mise en place de telles mesures.
Une position également défendue depuis le début par le Copa-Cogeca. « Les objectifs inscrits dans le cadre du Green deal et de la stratégie de la ferme à la table n'ont pas prévu les crises cumulées (Covid-19, guerre en Ukraine, énergie, climat) que les agriculteurs européens ont dû affronter depuis deux ans. Par conséquent, il est nécessaire d'actualiser ces objectifs, nous ne pouvons accepter une diminution de la production agricole européenne », a expliqué Pekka Pesonen, secrétaire général du Copa-Cogeca lors d'une audition organisée au Parlement européen. Avant de souligner « l'important pour l'UE est de fournir à l'agriculture de l'UE des outils permettant d'atteindre ses objectifs de durabilité sans réduire la production, par exemple les NBT (nouvelles techniques de sélection génomique) ». Plusieurs membres de la Comagri ont apporté leur soutien à cette demande. La Commission européenne doit présenter au second trimestre 2023 une proposition sur ce dossier.

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