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Le Grand site Puy Mary ne veut pas s’endormir sur son volcan

Le Grand site Puy Mary semble bien parti pour voir sa labellisation renouvelée. Un territoire et des élus pour qui ce label doit avant tout permettre de redynamiser les vallées et attirer des actifs.

Philippe Fabre entouré des vice-présidents du syndicat mixte Philippe Maurs, Louis Chambon et ChristopheRaynal.
Philippe Fabre entouré des vice-présidents du syndicat mixte Philippe Maurs, Louis Chambon et ChristopheRaynal.
© P.O.

Comme tout montagnard, les responsables du Grand site Puy Mary ne veulent pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, même si sur les pentes du plus grand volcan d’Europe, nulle trace de plantigrade. Ours ou pas, Philippe Fabre et les vice-présidents du syndicat mixte sont confiants dans l’issue de la demande de renouvellement du label du Grand site. “Nous sommes passés en commission départementale de la nature, des sites et paysages le 19 juin avec un avis très favorable de la Dreal(1) et de l’architecte des Bâtiments de France (ABF) et un vote unanime pour valider le renouvellement du label”, se félicite le maire de Mandailles. Reste deux étapes : des visites sur le site à l’automne avant l’examen du dossier en Commission supérieure des sites, probablement fin 2018-début 2019.

Pas d’Unesco mais le Loto du patrimoine

En attendant cette potentielle bonne nouvelle, Philippe Fabre comme Philippe Maurs, son voisin de Saint-Cirgues-de-Jordanne, regrette que la candidature de la chaîne des Puys-faille de Limagne à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, dont on connaît l’issue favorable, n’ait pas associé l’ensemble de la chaîne des volcans auvergnats et donc le Grand site cantalien. “Les volcans ne s’arrêtent pas aux limites administratives”, glisse Philippe Maurs. Mais pas question de gâcher la fête de ce classement : “On va essayer de trouver des projets communs, inter-Grands sites”, promet Philippe Fabre. Lequel se console pour l’heure que la candidature du buron du Cassaire à Saint-Projet-de-Salers portée par le Grand site fasse partie des 2 000 sites retenus par la mission Bern en faveur de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine en péril. Les financements alloués dans le cadre du “Loto du patrimoine”(2) permettront de prendre en charge tout ou partie de la rénovation de ce buron idéalement situé sur le GR400 et dont il ne reste que la voûte du bedela.

Session d’accueil d’actifs

Préserver ce formidable espace qu’est le Grand site, remonter et faire parler ces vieilles pierres mais aussi et surtout contribuer à redynamiser les vallées adjacentes, telle est la volonté constante du syndicat mixte qui accueillera les 17, 18 et 19 octobre une prochaine session d’accueil d’actifs. Les 13 communes du territoire sont en train de recenser les offres de cession, qu’il s’agisse de commerces, exploitations agricoles,... tandis que plusieurs porteurs de projets se sont déjà faits connaître. Une initiative qui pourrait venir conforter de premiers frémissements ressentis : “Pour la première fois depuis que j’ai été élu maire en 1995, la courbe démographique s’inverse sur
Saint-Cirgues”, relève Philippe Maurs, qui évoque la reprise de l’auberge de Puech Verny par un professeur de cuisine dont la conjointe, mosaïste, assure des animations et ateliers à la maison de site de Mandailles-Saint-Julien. Un couple installé dans la vallée suite à une précédente session d’accueil d’actifs. “Il y a une dynamique qui se crée du fait des beaux projets liés au tourisme qu’on initie, toutes collectivités confondues”, confirme Philippe Fabre. En faisant référence aux investissements réalisés en faveur des maisons de site, de l’aménagement du Pas de Peyrol (un demi-million de visiteurs/an), de la station de pleine nature, à l’espace trail, des Gorges de la Jordanne (27 000 entrées/an),...

 

(1) Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement. (2) Montant connu en novembre.

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