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Le GDS, un outil mutualiste et solidaire au chevet de l’élevage cantalien

Le GDS du Cantal vient de fêter ses 50 bougies. Si ses activités, davantage tournées vers la prévention, ont évolué, le groupement veut rester fidèle à ses valeurs fondatrices.

Administrateur du GDS depuis 17 ans, Michel Combes (à droite) a souhaité que les administrateurs éleveurs du GDS soient élus.
Administrateur du GDS depuis 17 ans, Michel Combes (à droite) a souhaité que les administrateurs éleveurs du GDS soient élus.
© P. O.

“Nous sommes passés d’une action essentiellement curative à de la prévention”. Pour Michel Combes, président du GDS (Groupement de défense sanitaire du Cantal) depuis six ans maintenant, cette évolution caractérise les 50 années d’accompagnement sanitaire des éleveurs cantaliens par le GDS. Créé le 23 janvier 1958 à l’initiative d’éleveurs du bassin d’Aurillac et de vétérinaires pour appuyer la DSV dans la mise en place de la vaccination anti-aphteuse, le champ d’intervention de l’association s’est élargi par la suite à l’ensemble des éleveurs du département, notamment via la prophylaxie contre la tuberculose.

Rester un partenaire privilégié de l’éleveur

“Nos activités se sont certes étendues, avec la mise en place de caisses de secours, le tiers payant pour la prophylaxie, le suivi de la traçabilité sanitaire, des missions déléguées comme l’identification (IPG) par l’EDE ou l’édition des Asda (cartes vertes) par les pouvoirs publics, expose Michel Combes. Mais le GDS s’est toujours attaché à préserver deux valeurs fondatrices : le mutualisme et la solidarité”. Et pour le président, le système du tiers payant en est une illustration très concrète : “Une partie de la cotisation sanitaire demandée aux éleveurs sert à rémunérer les honoraires des vétérinaires chaque fois qu’ils pratiquent une prophylaxie dans un élevage, quelle que soit la taille de celui-ci et où qu’il se situe. Bien que les éleveurs n’en aient pas toujours conscience, c’est un atout considérable. Cela permet de négocier des tarifs à la baisse, du fait du nombre, mais cela garantit surtout une équité pour tous”.

Une évolution des missions

Alerter, informer les exploitants sur les nouvelles réglementations, les conseiller, assurer l’interface avec la DSV, chargée elle notamment de la police sanitaire, mais aussi adapter les services et solutions aux nouveaux besoins, via notamment des filiales (récent exemple en date, le service de désinsectisation...) :  telles sont aujourd’hui les ambitions du GDS qui se veut “être au service de l’élevage cantalien, même si cela se fait parfois dans l’ombre”. Et pour rester à la fois efficace techniquement et économiquement, le GDS n’hésite pas à se tourner vers ses homologues de la région et au-delà. Car, les éleveurs le savent bien, virus et vecteurs ne connaissent pas les frontières.

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