Aller au contenu principal

GDS
Le GDS Lozère donne priorité à la lutte contre le virus de Schmallenberg

L’assemblée générale du Groupement départemental de défense sanitaire des animaux domestiques de la Lozère s’est tenue à Mende le mercredi 9 octobre 2013.

Philippe Jager, DDT, Alain Gallon, vétérinaire, le président André Benezet et le directeur Yannick Roubin.
Philippe Jager, DDT, Alain Gallon, vétérinaire, le président André Benezet et le directeur Yannick Roubin.
© Emilie Wood

Animaux vides, nouveaux nés malformés, le virus Schmallenberg a des conséquences économiques très importantes pour le cheptel lozérien. Le bassin mendois est particulièrement touché. Dès le mois d’août 2012, pas moins de 161 cheptels bovins et 16 cheptels ovins lozériens avaient été répertorié par le GDS avec la forme congénitale du virus de Schmallenberg. Le début de l’année 2013 a vu une forte diminution du taux de naissances surtout chez les bovins (déficit de 2650 veaux), ce qui pousse à penser que le virus a également provoqué un fort taux d’avortements. Septembre 2013 marque la 3ème vague de ce virus en Europe. Pour l’instant, son impact en Lozère est encore mal connu mais les sérologies effectuées montrent que la majorité des animaux sont porteurs d’anticorps, et donc qu’ils ont été contaminés par le virus (ils sont séropositifs). En ce qui concerne les ovins, de 40 a 50 % des animaux n’ont pas été touchés.

Le GDS a décidé, dès janvier 2013, de prendre en charge forfaitaire les pertes des veaux et agneaux malformés. Afin de venir en aide efficacement, un dossier a été déposé au conseil régional. La DDCSPP prend en charge la visite vétérinaire, la prise de sang et l’analyse brucellose en cas d’avortements ou d’animaux nés malformés.

À lire dans le Réveil Lozère n°1229 du 17 octobre 2013, en page 5.

Zoom sur le virus Schmallenberg

Le virus de Schmallenberg est un virus nouvellement apparu en Europe en 2011 qui affecte le bétail (bovins, ovins et caprins) provoquant des malformations néonatales et des avortements. Son nom dérive de Schmallenberg, ville allemande d’où proviennent les premiers échantillons positifs. Le virus est arrivé en France en janvier 2012 par la Moselle et la Meurthe-et-Moselle. Il a atteint le territoire Lozérien en novembre 2012.

Comment le reconnaître ?

En Lozère, la maladie se manifeste surtout par des animaux naissant avec des malformations. Ils ne meurent pas tout de suite, mais assez rapidement car ils ne parviennent pas à s’alimenter correctement. Une partie des avortements peut également être imputée à ce virus, mais il est difficile de savoir combien.

Que faire en cas de maladie sur son cheptel ?

Il est important de déclarer les avortements. En France, seuls un avortement sur quatre est déclaré, ce qui rend plus difficile la lutte contre cette maladie. Un kit d’avortement est en cours de mise à disposition pour les vétérinaires afin de leur permettre de rechercher cinq ou six maladies potentiellement responsable du décès du fœtus. Leur utilisation en masse permettrait a moindre coût d’améliorer le taux d’élucidation de ces avortements.

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

Sodiaal et surproduction laitière : « notre priorité reste la stabilité du prix pour nos sociétaires »

Retour sur une année 2025 marquée par une collecte en demi-teinte et des perspectives 2026 sous tension. Entretien avec Jérôme…

quelques agriculteurs derrière une machine de récolte de l'herbe
Conditionneur ou non : la Cuma des 3L garde les deux options

Deux faucheuses, deux philosophies : conditionner pour sécher vite ou préserver la valeur nutritive.Une Cuma de Châtaigneraie…

Le bale grazing est un pâturage hivernal dont les résidus de foin vont servir à réensemencer la prairie et les bouses la fertiliser.
Le bale grazing : une technique innovante pour régénérer les prairies et optimiser le travail

Franck Pradier, éleveur de vaches Salers dans le Puy-de-Dôme, a adopté le bale grazing pour améliorer ses sols et gagner en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière