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Allanche
Le Gaec Flagel attaché à faire vivre la tradition des estives

Entre attachement à la race salers, transmission familiale et fidélité à la fête de l’Estive, le Gaec Flagel continue de faire vivre les traditions du Cézallier.

Le Gaec Flagel attaché à faire vivre la tradition.
© FB "La race salers"

Gaec Flagel : ils seront à la Fête de l'estive d’Allanche les 23 et 24 mai

Entre attachement à la race salers, transmission familiale et fidélité à la fête de l’Estive d’Allanche, le Gaec Flagel continue de faire vivre les traditions du Cézallier, au cœur des estives du Cantal.

Depuis maintenant plus d’une décennie, la famille Flagel participe fidèlement à la traversée des estives d’Allanche. Une présence devenue presque incontournable pour cette exploitation familiale de, attachée à la race salers autant qu’aux traditions du Cézallier.

La salers ! Parce que c’est la race du pays."
— Dominique Flagel

Une exploitation attachée à la race salers

Pour Dominique et Robert Flagel, la salers n’est pas un simple choix technique. "C’est une race du pays", résume Dominique. "L’avantage de la salers, c’est que c’est une bonne mère, avec des conditions de vêlage exceptionnelles", poursuit-elle, convaincue.

Rustique, maternelle et docile, la race locale correspond aux contraintes de l’exploitation comme aux paysages du secteur.

Le Gaec produit principalement des broutards, avec une partie du troupeau croisée en charolais. Les éleveurs conservent également des femelles pour le renouvellement et travaillent avec des taureaux inscrits afin de préserver les qualités laitières de la race.

Un équilibre réfléchi : plus de lait sous la mère, ce sont des veaux qui consomment moins d’aliment. Acquérir un taureau inscrit, c’est aussi, en plus des velles d’élevage, l’espoir de vendre des produits mâles.

Dans un contexte où les élevages de salers se raréfient, Dominique Flagel constate une demande toujours présente, avec des animaux destinés à la reproduction qui trouvent facilement preneur.

Une fidélité aux troupeaux et aux traditions d’Allanche

"La salers est docile, on les manipule facilement parce qu’on travaille encore en étable entravée", explique Dominique Flagel. Une qualité précieuse lorsqu’il faut traverser les rues du village au milieu du public au moment de la fête de l’Estive.

Les souvenirs remontent. "À l’époque, les organisateurs recherchaient davantage de troupeaux pour étoffer l’événement. Depuis, on n'a jamais manqué un rendez-vous."

Cette année encore, près de 40 vaches et génisses doivent monter à Allanche. Un troupeau important, encadré par toute la famille — parents, enfants, gendre — auxquels s’ajoutent plusieurs amis.

Garder un événement sur le canton, c’est important."
— Dominique Flagel

Les préparatifs avant la montée aux estives

Comme beaucoup d’éleveurs participant à la fête, les préparatifs commencent dès la veille. Les animaux sont rassemblés, puis chargés le lendemain matin avant d’être décorés de cloches, de fleurs et de rubans.

Au-delà de l’aspect festif, Dominique Flagel voit dans la traversée du bourg puis la montée aux estives un rendez-vous essentiel pour le territoire.

"Ça permet de valoriser la race, le pays et les traditions."

La transhumance des troupeaux salers reste l’un des temps forts du printemps dans le Cantal, attirant chaque année plusieurs milliers de visiteurs dans le Cézallier.

Gaec Flagel à Ségur-les-Villas

Installés en Gaec entre époux, Dominique et Robert Flagel conduisent aujourd’hui une exploitation de 116 hectares en système mixte lait-viande. Le troupeau associe environ 40 mères salers et une cinquantaine de prim’holstein et montbéliardes, dont le lait est valorisé en AOP saint-nectaire.
Un foncier limité ne permet pas d’être seulement en allaitant, ce qui nécessiterait une centaine de mères, mais la race salers reste la grande passion de Robert Flagel qui, jadis, en a même trait. Leur fils Alexis doit rejoindre officiellement l’exploitation en 2027.

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