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Le foie gras et les volailles festives ne sont pas à la fête

Les producteurs de foie gras et de volailles festives sont entrés dans la dernière ligne droite avant le réveillon. Malgré des ventes par correspondance à la hausse en cette fin d'année, la filière souffre.

Les producteurs de foie gras et de volailles festives sont entrés dans la dernière ligne droite avant le réveillon. Malgré des ventes par correspondance à la hausse en cette fin d'année, la filière souffre.
Les producteurs de foie gras et de volailles festives sont entrés dans la dernière ligne droite avant le réveillon. Malgré des ventes par correspondance à la hausse en cette fin d'année, la filière souffre.
© Sillon

Les producteurs de foie gras et de volailles festives espèrent encore sauver leur année. Pour ces éleveurs, fin décembre est une période cruciale. À Sedze-Maubecq, dans les Pyrénées-Atlantiques, Cédric et Guillaume Laban sont à la tête de la ferme familiale où depuis 1940 le canard est roi, élevé et transformé sur les lieux. À partir de leurs 10 000 volailles produits sur l'année, les frères Laban et leurs trois salariés cuisinent toute une gamme de produits frais (rillettes, terrines, foie gras, aiguillettes, magret, manchons...) mais élaborent également des conserves et des plats cuisinés qu'ils écoulent par le biais de la vente directe. « La ferme vend en circuit court depuis les années quatre-vingt. C'est pour nous une vraie volonté », souligne Guillaume Laban.

120 000 euros de pertes
Localement, leurs produits frais garnissent principalement les étals de distributeurs tels que les Point Vert mais aussi des épiceries fines partout dans l'Hexagone. Et à l'heure du premier bilan de l'année, le résultat est correct sur ce volet. « Malgré les confinements, ce créneau a bien fonctionné, détaille Guillaume Laban. Cela n'a pas été catastrophique. Les gens ont moins bougé et ont consommé local. On ne s'y est pas encore trop penché mais on sera, je pense, sensiblement sur les mêmes ventes que l'an dernier. »
L'effet de la crise s'est fait beaucoup plus ressentir sur leur activité avec l'annulation des évènements et des salons  : chaque année, les deux frères participent à une vingtaine de salons et autres marchés festifs, notamment conduits sur Paris, Lyon et Marseille. « Ça a été vraiment un gros manque. », note Cédric Laban. Cette année « sans » va générer une perte financière estimée autour des 120 000 euros pour l'exploitation. « On a juste pu faire deux marchés, entre les deux confinements, mais on a été à nouveau, de suite, bloqués par l'interdiction des rassemblements », regrette Guillaume Laban.

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