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FDSEA
Le dernier train de paille est arrivé vendredi en gare de Brioude

L'opération paille organisée par la FDSEA et les JA, pour pallier les déficits fourragers dus à la sécheresse 2011 sur les exploitations de Haute-Loire, se termine. Le 14 octobre, le dernier train est arrivé en gare de Brioude. Son chargement a ensuite été transporté dans les exploitations par camions et avec le concours du porte-char de la DIR Massif-Central et des transporteurs locaux.

Organisée par la FDSEA de Haute-Loire pour faciliter l’approvisionnement en paille des exploitations agricoles victimes de la sécheresse de printemps, l’opération paille est sur le point de se terminer. Le 14 octobre, un dernier train de 30 wagons (soit 480 tonnes de paille) en provenance de la Marne est arrivé en gare de Brioude.
Ce chargement a ensuite été acheminé dans les exploitations agricoles du département grâce au porte-char de la DIR (Direction Interdépartementale des Routes) Massif-Central et de plusieurs camions.
Dans le cadre d’un partenariat mis en place avec la FDSEA, la DIR a mis à disposition son porte-char et effectué le transport à prix coûtant. Le 14 octobre dernier, le porte-char en était à son 19e voyage. La totalité de son chargement, 33 bottes soit 15 tonnes de paille, était destinée au Gaec de Montcharet à Montusclat.
Le reste du chargement du train a été acheminé par plusieurs transporteurs locaux.

Solidarité entre agriculteurs
L’arrivée de ce dernier train fut l’occasion pour la FDSEA, les services de l’Etat et le ministre Laurent Wauquiez de faire le point sur cette vaste opération de solidarité organisée à l’échelle nationale.
Dès les premières semaines de sécheresse sévère de printemps, la profession agricole s’est mobilisée en premier lieu pour faire appel à la solidarité des céréaliers de la Marne ; «Il faut en effet rappeler que notre commande de paille a été possible car les céréaliers ont accepté de ne pas broyer leur paille. Ce département a conservé et pressé un total de 180 000 tonnes de paille. La FDSEA de Haute-Loire a contractualisé avec la Marne pour l’achat de 7000 tonnes de paille et avec les départements du Gard et des Bouches du Rhône pour 1000 tonnes» explique Gilbert Guignand, président de la FDSEA.

Mobilisation de l’État et des opérateurs
La profession s’est très vite heurtée à des problèmes de coût de la paille, de coût de transport et de logistique.
Pour faciliter l’achat et le transport de la paille et du fourrage, la profession s’est tournée vers les services de l’État. Face à l’urgence et l’enjeu de la situation, l’État s’est mobilisé aux niveaux national, régional et départemental : «Le monde agricole a su sensibiliser l’État sur les problèmes logistiques et de coût que soulevait cet approvisionnement massif. A travers cette sécheresse, le ministère de l’Agriculture redoute une baisse du potentiel de production dans les élevages, ce qui peut nuire directement à l’économie française. Ce n’est pas un cadeau que l’on fait au monde agricole mais bien un appui durant la crise» a expliqué le Préfet de Haute-Loire Denis Conus.
Avec l’aide de l’État, la profession agricole a obtenu de SNCF-GEODIS le transport de la paille à prix coûtant. «Sur les 10 rames nationales de 30 wagons pour la France, 4 ont été mises à disposition pour le Massif-Central» note le Préfet. La gratuité des péages autoroutiers a également permis de réduire les frais de transport par route.
Côté prix, la paille commandée par l’intermédiaire de la FDSEA de Haute-Loire a été facturée 120 euros la tonne aux agriculteurs. «Les coûts de transport ont été mutualisés et on attend à présent un accompagnement financier de la part du Conseil Régional et du Conseil Général. La participation financière de ces deux collectivités territoriales conditionnera le prix définitif de la paille. On espère que ce prix sera inférieur à 120e/t et que l’on pourra rendre de l’argent aux agriculteurs» a expliqué Gilbert Guignand.

Calamités agricoles : prochaine session du comité national en décembre
Ces temps d’échanges autour de la sécheresse ont conduit à évoquer le dossier «calamités agricoles» au titre de la sécheresse 2011 et en particulier l’ajournement* de la session du comité national de l'assurance en agriculture (CNAA) du 12 octobre dernier. A ce jour, 158 communes ont été reconnues sinistrées par les précédentes sessions du CNAA, mais le comité d’expertise de notre département tenait à faire reconnaître 91 communes supplémentaires… A présent, il faudra attendre jusqu’au 15 décembre, date à laquelle se déroulera la prochaine session.
«Nous suivons de près ce dossier. Le report de la session du CNAA en décembre, permettra de mieux prendre en compte le sécheresse de septembre et d’octobre» a  indiqué Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche .
Gilbert Guignand a rappelé la situation inconfortable dans laquelle se trouve bon nombre d’exploitations en polyculture qui seront exclues des  aides du fonds des calamités à cause du taux de perte de 30 % retenu sur prairies. «Seuls 35% des agriculteurs (en zone reconnue sinistrée) pourront toucher un accompte sur l’indemnité sécheresse. Ils devront attendre le début d’année prochaine pour toucher le solde» notre Bernard Meyronneinc, de la DDT.
Affaire à suivre…

* La session du 12 octobre a été ajournée en vue de vérifier l’efficacité et la fiabilité du modèle ISOP dont le CNAA se sert pour estimer la production fourragère.

Bilan chiffré de l'opération paille

- Total commande paille : 7200 t dont 1400t paille de riz
- Livraison par train émanant de la Marne : près de 3900t
- Livraison par camion provenant de la Marne : près de 800 t
- Livraison du sud de la France : 1050 t
- 500 exploitations bénéficiaires de l'opération paille FDSEA/JA

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