Aller au contenu principal

Le délicat choix du taureau reproducteur

En élevage allaitant le choix du reproducteur passe notamment par une bonne connaissance de son potentiel. Le visuel peut permettre de faire un premier tri. En revanche, s’arrêter à cet aspect n’est pas suffisant.

© Cyrielle Delisle

Changer de taureau ou en acquérir un est un moment important pour l’éleveur et le devenir de son cheptel. Le choix d’un taureau de monte naturelle engage les résultats de l’élevage à court et à long terme. Des outils et des repères existent pour s’orienter vers la bonne décision. Le progrès génétique vise à améliorer les points faibles du troupeau, tout en conservant les points forts. Contrairement à l’insémination qui permet de se fixer des objectifs pouvant se situer vache par vache, la monte naturelle oblige à raisonner au niveau de son troupeau.

Des vaches avec  une bonne morphologie

L’étape incontournable consiste à définir une stratégie globale pour son élevage. Les grandes priorités sont multiples. Dans un premier temps, il faut produire des génisses de renouvellement présentant des qualités maternelles affirmées à savoir : un vélâge facile, une production de lait suffisante et une capacité à bien se reproduire. Ensuite, il faut produire des jeunes veaux vendus broutards ou des taurillons qui, après engraissement, présentent une bonne croissance et une bonne conformation. Enfin, il faut penser à conduire de futures vaches avec une bonne morphologie : du squelette mais aussi des muscles pour produire des vaches de réforme d’une haute valeur bouchère.  Une fois ces objectifs définis, il reste à trouver dans un élevage reconnu pour sa valeur génétique, le meilleur veau, issu des meilleurs reproducteurs. En règle générale, il y a opposition génétique entre les qualités maternelles et les aptitudes bouchères. L’objectif est d’avancer dans l’une de ces qualités, sans régresser dans l’autre. Le taureau reproducteur choisi devra apporter le meilleur compromis entre ces orientations. Une fois l’arbitrage fait, il est nécessaire d’affiner le choix du taureau en se concentrant, au maximum, sur deux critères de sélection précis. Ces derniers sont nombreux : aptitudes bouchères (croissance, conformation) ou les qualités maternelles (DS, fertilité, facilité de vêlage, production laitière).

La suite dans le Réveil Lozère, page 14, édition du 4 décembre 2014

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière