Aller au contenu principal

Le décret « socle commun » pour les matières fertilisantes se fait attendre

Amorcé en 2020, à l'occasion de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, le projet de décret dit de « socle commun » relatif aux critères de qualité agronomique et d'innocuité pour les matières fertilisantes et les supports de culture (MFSC) se fait attendre. En cause notamment, l'inquiétude des agriculteurs face à une réglementation qui pourrait envisager effluents d'élevage et boues d'épuration de la même manière.

Amorcé en 2020, à l'occasion de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, le projet de décret dit de « socle commun » relatif aux critères de qualité agronomique et d'innocuité pour les matières fertilisantes et les supports de culture (MFSC) se fait attendre. En cause notamment, l'inquiétude des agriculteurs face à une réglementation qui pourrait envisager effluents d'élevage et boues d'épuration de la même manière.
Amorcé en 2020, à l'occasion de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, le projet de décret dit de « socle commun » relatif aux critères de qualité agronomique et d'innocuité pour les matières fertilisantes et les supports de culture (MFSC) se fait attendre. En cause notamment, l'inquiétude des agriculteurs face à une réglementation qui pourrait envisager effluents d'élevage et boues d'épuration de la même manière.
© V. Marmuse - CAIA/Illustration

À eux seuls, les biodéchets pourraient permettre de produire 8 millions de tonnes de fertilisants par an « contenant 70 000 à 95 000 tonnes d'azote, et autant de phosphore », selon la fédération nationale des activités de la dépollution et de l'environnement. « C'est très peu par rapport aux besoins en fertilisants de la France, mais il est important d'arrêter de gaspiller cette ressource, de la valoriser et de gagner en indépendance », soutient Morgane Gorria, membre du collège recyclage organique de la Fnade. Et d'ajouter qu'il s'agit d'un véritable « enjeu pour les agriculteurs, notamment ceux qui n'ont pas d'élevage, car ces fertilisants organiques viendraient en remplacement des engrais minéraux fossiles et importés ».
Reste que le retour au sol de ces matières s'accompagne d'interrogations fortes, notamment en matière de contrôle. Il est « primordial de vérifier qu'ils ne véhiculent pas de contaminants - éléments traces métalliques, inertes et impuretés, composés traces organiques et micro-organismes pathogènes - en aval de la chaîne alimentaire mais également dans l'environnement », souligne ainsi la DGCCRF sur son site web.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière