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Le débat se tend au Parlement européen

Les commissions de l'Agriculture et de l'Environnement du Parlement européen s'accusent mutuellement de refuser de coopérer sur le projet, hautement sensible, de législation sur l'utilisation durable des pesticides.

Les commissions de l'Agriculture et de l'Environnement du Parlement européen s'accusent mutuellement de refuser de coopérer sur le projet, hautement sensible, de législation sur l'utilisation durable des pesticides.
Les commissions de l'Agriculture et de l'Environnement du Parlement européen s'accusent mutuellement de refuser de coopérer sur le projet, hautement sensible, de législation sur l'utilisation durable des pesticides.
© JC Gutner/Illustration

Alors que la commission de l'Environnement du Parlement européen (Comenvi) entame les discussions sur le règlement concernant l'utilisation durable des pesticides, le principal groupe politique (le PPE de centre droit) estime que les propositions de la Verte Sarah Wiener, en charge du dossier, sont irréalisables : « Ce n'est pas un compromis, c'est une position idéologique », ont dénoncé les négociateurs du groupe PPE, l'Autrichien Alexander Bernhuber et le Slovène Franc Bogovic lors d'une conférence de presse le 1er mars organisée à la veille de la présentation du projet de Sarah Wiener. Celle-ci souhaite aller plus loin que les propositions initiales de la Commission européenne. Elle suggère notamment qu'en plus de l'objectif de réduction de 50 % de l'utilisation et des risques liés aux pesticides, un objectif de -80 % soit fixé pour les molécules les plus dangereuses. Elle plaide aussi pour la création d'une taxe sur les produits phytosanitaires. Pour Franc Bogovic, Sarah Wiener veut « criminaliser l'utilisation des pesticides ». Il demande de reporter l'examen du texte en attendant la publication, prévue au mois de juin, d'une étude d'impact complémentaire que présentera à la demande des ministres de l'Agriculture de l'UE la Commission européenne. « Cette proposition législative a été conçue avant la guerre. C'est pourquoi une réévaluation, un réexamen et une étude d'impact sont les prochaines étapes raisonnables et urgentes », estiment les élus du PPE

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