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Congrès FNO
Le « coût » du loup et le « coup » du printemps

Une quinzaine d’éleveurs auvergnats ont participé, la semaine dernière à Arles, au congrès de la FNO. Au menu, le loup et la Pac.

la délégation auvergnate au congrès de la FNO.
la délégation auvergnate au congrès de la FNO.
© Sophie Giraud Chatenet

Particulièrement touchée par des attaques de loup, la région Paca qui accueillait, cette année, le congrès de la FNO, les 24 et 25 avril à Arles, a fait part de sa colère face à l’attentisme des pouvoirs publics. Seulement sept loups sur les 24 prévus ont été abattus dans le cadre du « plan loup ». Et pendant ce temps là, la « bête » continue son expansion plus au nord. Il serait à ce jour présent dans 25 départements. Le ministre de l’agriculture, présent au congrès, s’est dit sensible à la détresse psychologique et financière des éleveurs. Il devrait « revoir la ministre de l’environnement pour voir ce qu’il faut faire pour protéger les éleveurs et les troupeaux des attaques de prédateurs ». Le « coût » du loup pour l’état français est évalué à 15 millions d’euros. La FNO souhaite que le loup soit déclassé des espèces protégées.

Suite à lire dans le Réveil Lozère N°1258 du jeudi 8 mai 2014, page 10.

Émmanuel Coste, bâtisseur et négociateur

Éleveur en Haute-Loire et administrateur de la FNO depuis 34 ans, Émmanuel Coste a annoncé son départ des instances professionnelles à l’assemblée générale de la FNO. Également président d’Interbev ovins, Émmanuel Coste était l’homme de l’international. Reconnu comme « un bâtisseur » et « un fin négociateur » par ses pairs, il fut au Copa, avec ses partenaires anglais et irlandais et les fonctionnaires de la Commission de Bruxelles, à l’origine de toutes les initiatives et évolutions du règlement ovin depuis trente ans. Grâce à lui, les relations qui étaient très conflictuelles dans les années 80 avec la filière ovine britannique sont désormais apaisées – on se souvient de la chasse aux camions de moutons britanniques sur les routes de France. À tel point qu’aujourd’hui les filières françaises et britanniques développent une politique commerciale commune, l’agneau Presto, dont il fut aussi l’un des artisans.

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