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Le contrôle laitier, “un passage obligé pour travailler sérieusement”

Pour la performance qualitative et économique de leur système, le Gaec de l’Allée d’Espinet, à Vézac, fait confiance au syndicat de contrôle laitier depuis 35 ans.

Karine et Laurent Lours, en discussion avec leur technicien conseil du Contrôle laitier, Philippe Riol.
Karine et Laurent Lours, en discussion avec leur technicien conseil du Contrôle laitier, Philippe Riol.
© R. S.-A.
Il y a des décennies, Lucien Lours se faisait déjà la réflexion que le lait “n’était pas payé”, selon sa propre formule. C’est ce qui l’avait conduit à transformer à la ferme. Dès 1972, il fait du Contrôle laitier son partenaire technique pour une meilleure performance économique. Depuis, sur cette ferme d’Espinet à Vézac, les évolutions ont été nombreuses, mais l’adhésion au contrôle jamais remise en question ; bien au contraire, il n’était pas question de se priver d’un allié dans ces moments importants. En 1983, les montbéliardes ont progressivement remplacé les salers traites. Un Gaec a été constitué. Trois enfants sont installés. Lucien a pris la retraite, mais l’exploitation continue de faire vivre quatre foyers.

Valorisation à tous les étages

C’est qu’ici, on cherche à optimiser au mieux ce que le troupeau peut donner : du lait, de la génétique, des vaches de réforme... La moitié des 470 000 litres de référence sont transformés sur place en fromage. Produire du salers sept mois sur douze, fait que les adaptations pour que l’autre moitié du lait livré en laiterie soit “AOCisable” sont minimes. Et même si Laurent Lours se félicite que “les producteurs soufflent un peu”, faisant allusion aux récentes hausses du prix du lait, il n’hésitera cependant pas à entrer dans la démarche AOC pour une meilleure valorisation encore.  Le Gaec devra simplement descendre un peu la part du maïs dans l’alimentation du bétail et compenser par du foin. “Il faudra être sûr de ne pas louper sa récolte de printemps”, analyse Laurent Lours. Les discussions engagées avec le contrôleur laitier permettent au Gaec de l’Allée d’être conseillé sur l’alimentation, de manière plus indépendante et objective qu’un marchand d’aliments pourrait le faire. Il facilite aussi le travail de sélection génétique par une approche fine des performances individuelles de chacune des 75 montbéliardes. Il est aussi et surtout le garant de la qualité du lait. 

Vache par vache

“Le suivi des cellules, vache par vache, est particulièrement important quand on transforme”, souligne l’éleveur. “Faire du fromage sans adhérer au Contrôle laitier, n’est pas sérieux”, estime la famille Lours. Le Gaec explore aussi toutes les autres pistes de revenus que peut offrir l’exploitation. On ne travaille que la race pure par insémination animale, notamment pour produire des animaux d’élevage. Toutes les génisses sont gardées pour garantir un fort taux de renouvellement (40 %). Les vêlages sont précoces (à partir de 2 ans). Les vaches de réforme sont engraissées sur place pour produire de la viande. Autant d’éléments qui seront détaillés par Christiane, Karine, Patrick et Laurent, membres du Gaec, qui accueilleront après l’assemblée générale du Contrôle laitier - qui se tient cette année à Vézac - tous les adhérents souhaitant participer à la visite de leur élevage et de leurs installations, le 5 décembre après-midi. 

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