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Le contrat de lutte campagnols 2021

Ces dernières semaines, la neige a recouvert la quasi-totalité de nos territoires et par la même occasion ôté de nos mémoires tous les ravages causés par les campagnols sur nos surfaces herbagères.

Ces dernières semaines, la neige a recouvert la quasi-totalité de nos territoires et par la même occasion ôté de nos mémoires tous les ravages causés par les campagnols sur nos surfaces herbagères.
Ces dernières semaines, la neige a recouvert la quasi-totalité de nos territoires et par la même occasion ôté de nos mémoires tous les ravages causés par les campagnols sur nos surfaces herbagères.
© Patrice Boulet

Pourtant ne soyons pas dupes, cet ennemi des prairies est bien là, et ne tardera pas à faire parler de lui dès que les premiers travaux nous conduirons sur nos parcelles.
Il faut rester prêt à le combattre dès que possible : nous avons la chance d’avoir des moyens efficaces, à condition de les mettre en œuvre de façon collective. Le piégeage bien sûr, le labour sur prairie temporaire, mais aussi depuis peu le « ratron gw » qui a reçu l’autorisation de mise en marché, et qui s’avère efficace après plusieurs essais validés dans le Cantal et le Puy-de-Dôme. Il est en principe disponible dans la plupart des magasins d’agrofournitures du département. Plusieurs retours de terrain mettent le coût du produit comme un obstacle à son utilisation ; en effet, il est nécessaire d’employer environ 1,5 à 2 kg par hectare, le seau de 5 kg coûtant environ 85 € TTC, mais une solution permet de minorer la charge, comme pour l’ensemble des autres moyens.
Il s’agit du contrat de lutte quinquennal qui a été négocié par la profession agricole à l’échelle de l’ensemble du Massif central. D’un point de vue pratique, l’éleveur s’engage à employer des moyens de lutte contre le campagnol, en contrepartie, le FMSE (fond de mutualisation sanitaire) prend en charge 75 % des dépenses engagées et 50 % si recours à de la main-d’œuvre extérieure mobilisée. Concrètement, même le labour sur prairies réalisé par l’agriculteur est pris en charge (67,50 € par hectare), ou 75 % de la facture lorsqu’il est réalisé par un tiers et facturé, 75 % du Ratron GW, des pièges, etc. Ce contrat a un coût de 100 € par an, il est proposé par la Fredon Occitanie, mais est aussi disponible via la chambre d’agriculture, ainsi que le PNR Aubrac…
Autant dire qu’il n’y a aucune hésitation à avoir, et qu’il est important d’y souscrire au plus vite : c’est un vrai outil de travail collectif qui nous est proposé, et qui permettra d’avoir des résultats probants sur les cinq années à venir. Insistons auprès de nos voisins, et engageons-nous sans laisser le temps à ce ravageur d’amputer nos récoltes futures.

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