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Le conseil municipal dit non

Le hameau de Briges, commune d’Auroux est au cœur d’une problématique qui fait couler de l’encre depuis bientôt un an.

© Le Réveil Lozère

Ce village compte deux jeunes agriculteurs, Damien Martin installé hors-cadre familial depuis 2011 et Eugénie Brajon installée en Gaec avec son père depuis 2013. Au cours du printemps 2013, dans le cadre de l’étude du Plan local d’urbanisme intercommunal (Plui), ces agriculteurs sont contactés par les services de la communauté de communes de Langogne, afin d’inscrire leurs projets bâtiment dans ce Plui.  En décembre 2013, soit 15 jours avant l’approbation du Plui, au bout de la 24e réunion de la communauté de communes, tollé général, les exploitants découvrent qu’ils sont soumis à la loi littoral du fait de la superficie du lac de Naussac supérieur à 1 000 ha. Ceci implique une notion principale « d’espace proche du rivage » dans laquelle toute construction est impossible ! Trois cent hectares sont concernés par cet espace sur le village de Briges, bloquant complètement les projets bâtiment des exploitants.  Après de longues et nombreuses négociations avec l’administration (DDT), la solution proposée en mars 2014 fut le classement de deux parcelles en agricole constructible aux extrémités du village, pour respecter les obligations de la loi littoral. L’une d’entre elles appartient à un propriétaire privé qui refuse la vente pour des raisons qui lui sont propres. La seconde est un terrain communal classé agricole constructible et qui le demeurera (argument soutenu par le ministère du Logement des territoires et de la ruralité) et qui est mitoyen à une zone constructible habitable. « Consciente de l’importance de conserver une activité agricole sur la zone, la communauté de communes s’est proposée d’acquérir cette parcelle et nous la mettre à disposition pour construire nos bâtiments d’élevage », expliquait Eugénie Brajon.

La suite dans le Réveil Lozère, page 5, édition du 27 novembre 2014.

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