Aller au contenu principal

Aubrac
Le concours départemental est bien maintenu

Suite au conseil d’administration, le syndicat a décidé de maintenir le départemental à Neuvéglise le 2 octobre.

Président et vice-présidents ont annoncé le maintien du Départemental.
Président et vice-présidents ont annoncé le maintien du Départemental.
© C.F.
“À cause de la sécheresse qui a anéanti les provisions d’hiver, doublée d’une économie très défavorable depuis plusieurs années”, la décision de maintenir ou non le Départemental aubrac était en suspens, vient de révéler Christian Bos, président du syndicat cantalien, entouré en la circonstance de Jean-Marie Vidalenc et Alain Salmagnac, vice-présidents. Cependant, ce concours départemental “qui reste une manifestation locale, demande un engagement précis, une préparation, une anticipation sur plusieurs années. L’édition 2012 est ainsi déjà prévue pour se tenir à Anterrieux… Il était donc délicat d’annuler quelque chose qui annulait aussi les forces locales. Crise ou pas, nous avons besoin de nous retrouver, de nous rassembler, de sortir de l’isolement et ce concours en est l’occasion. Nous avons donc décidé pour toutes ces raisons de le maintenir.” Neuvéglise avait accueilli le spécial Aubrac en 1991, le départemental y revient donc 20 ans après, et à la date convenue. “Si la météo, reconnaissait le président, a influencé cette décision (bien que la pluie n’ait pas changé grand-chose…)”, le syndicat a pris aussi la mesure du contexte local : “Par rapport aux manifestations qui n’ont pas été annulées pour autant par rapport à la sécheresse, on se voyait mal renoncer à notre concours, d’autant plus que l’aubrac est considérée comme une race qui s’adapte au mieux aux conditions extrêmes.” La réflexion a donc été mûrement réfléchie : “Il y avait les pour et les contres mais tous ont décidé qu’il fallait tenir ce concours et l’intérêt collectif a primé, je rends hommage à tous.”

Le croisement aubrac charolais en valeur

 

Un président qui, à deux mois du départemental de Neuvéglise, se déclarait “serein” par rapport à la participation et l’état des animaux qui seront présentés. “Nous allons maintenant lancer la procédure avec les affiches, la publicité, contacter les éleveurs. Pour ce concours qui sera classique (Cézens, ses 450 animaux, et le départ du président Michel Bos, c’était un contexte particulier), nous allons mettre en valeur à Neuvéglise le croisement aubrac charolais avec des sections croisées, la possibilité de remettre les vaches avec leurs veaux.” Le croisement aubrac charolais mais aussi aubrac et blanc-bleu-belge est en effet de plus en plus prisé par les éleveurs : “D’un point de vue économique, c’est le système le plus rentable, reconnaît Christian Bos. La capacité d’augmentation de la race hors berceau passe par le développement du croisement. Nous avons aussi une très forte proportion d’aubracs en race pure. Le croisement représente donc pour nous une porte de sortie car il nous offre un marché et des meilleurs prix. Le croisement, c’est, enfin, pour les acheteurs, une production plus accessible.” Au niveau du conseil d’administration, lors de cette même réunion à Lanau, d’autres idées ont émergé comme le recensement de l’ensemble des adhérents au syndicat : “En effet, une petite minorité de 20 à 30 éleveurs adhérents ne participe pas aux concours et n’entre pas non plus dans le cadre des aides du Conseil général. Alors, nous souhaitons voir comment nous pourrions remédier à cela.”

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière