Aller au contenu principal

Le concours agricole de Montluçon maintient son excellence

Le concours d’animaux de boucherie de Montluçon s’est finalement tenu à Saint-Victor, le 11 mars. Installé sous un bâtiment de ferme, l’évènement aurait pu perdre de son éclat. Au contraire, éleveurs, juges et visiteurs ont salué une organisation réussie et un niveau de qualité remarquable.

Excellence bovine et ovine au concours agricole

« Ce n’était pas donné au départ », confiaient plusieurs participants. 

En effet, alors que les précédentes éditions du concours avaient lieu dans le bâtiment de Longométal à Montluçon, celui-ci a été vendu. 

« En plus de cette vente, la société Monev nous a présenté un devis exorbitant de 62 000 euros pour retourner dans le parc des expositions », relate Romain Grobaud, président du Comité des concours agricoles charolais de Montluçon

Face à ce problème, le Comité a trouvé une solution in extremis : un bâtiment de ferme à Saint-Victor.

En fin de compte, le défi a été relevé. 

« Le jugement s’est bien déroulé. C’est vrai qu’on avait un peu moins d’animaux vu la localisation du concours, mais on n’a pas perdu en qualité », souffle Romain Grobaud. Il poursuit : « on avait vraiment des bêtes exceptionnelles, avec une homogénéité comme rarement on avait vu. » Avant d’ajouter : « le fait d’avoir moins de bêtes a tiré le concours vers le haut. Ce sont vraiment les meilleures bêtes qui sont là. »

 

 

Les ovins confirment leur place

La section ovine poursuit sa progression et la qualité était exceptionnelle. 

Pour la 3e année consécutive, elle a attiré un grand nombre de participants, avec plus de 150 agneaux présentés.

Patrice Assimon, éleveur à Châteaumeillant dans le Cher, a remporté à nouveau le grand prix d’excellence pour la deuxième année consécutive. 

Un parcours atypique pour cet éleveur installé depuis 45 ans. 

« J’ai démarré de rien, hors cadre familial, et en double activité puisque ma première profession était artisan ébéniste », raconte-t-il. 

Une profession qu’il a arrêtée il y a vingt ans, pour se consacrer uniquement à sa passion des moutons.

 Aujourd’hui, il élève 320 brebis et sélectionne plusieurs races : charolaise, Bleu du Maine et Texel hollandais.

Jeune éleveur installé à La Petite-Marche, dans le sud de l’Allier, Nicolas Grouy a remporté le premier prix d’excellence pour son lot de moutons majoritairement charolais, dont un croisé. 

Installé depuis 2022 après avoir repris la ferme de ses grands-parents, Nicolas Grouy élève aujourd’hui 160 brebis et 90 vaches charolaises

Présentes, sa maman et sa sœur étaient très fières.

 

 

Des bovins d’une qualité remarquable

Les juges ont unanimement salué le niveau des animaux bovins présentés, immanquables de par leur envergure. 

Jacques-Henri Thomas, boucher à la retraite en région parisienne, a commenté : « les bêtes sont bien finies. C’est l’un des plus beaux concours que j’ai vus à Montluçon. Il y a peut-être moins de bêtes, mais il y a la qualité, le poids, la finesse. » 

Vincent Genin, agriculteur à Boucé, a lui aussi tenu à féliciter les participants : « félicitations à tous les éleveurs pour la présentation des animaux. »

Le Grand Prix d’excellence génisse a été remporté par Sébastien Bouard, du GAEC du Petit Venoux à Saint-Aignan-des-Noyers, dans le Cher. 

Installé depuis 1998 au sein d’une exploitation familiale père-fils, il élève une centaine de vaches charolaises en parallèle des cultures. 

Il signe là sa deuxième victoire dans cette catégorie. 

« C’est l’accomplissement d’un travail de longue haleine, c’est du bonheur », confie l’éleveur.

La vente aux enchères a confirmé cette qualité, tant côté ovin que côté bovin

« Les prix étaient élevés mais cohérents avec la conjoncture », a commenté le président du comité

Il a souligné que la réussite de la vente tient par la qualité exceptionnelle des animaux mais aussi par l’engouement de la quinzaine d’acheteurs qui ont répondu présents cette année. 

« Félicitations à eux pour leur investissement », se réjouit Romain Grobaud, qui adresse aussi les remerciements du Comité à la société du Marché au Cadran de Châteaumeillant pour l’animation de la vente.

 

Lire aussi : Deux-Chaises : la ferme du Tilloux parmi les plus belles fermes de France

Les plus lus

Shamonda-Europe : au moins un cas dans le Cantal

Un premier foyer de ce nouveau virus apparu cet été en Suisse, Allemagne et Savoie a été confirmé dans le département.…

Sylvain Ytournel, président de l'association des lieutenants de louveterie du Puy-de-Dôme
Chasse : « Le rôle du louvetier a beaucoup évolué »

Louvetier depuis 2010 et président de l’association départementale depuis 2020, Sylvain Ytournel est aussi éleveur laitier à…

deux personnes devant des vaches.
vente animaux gras Elvéa : record de prix pour la dixième édition

Vendredi 11 septembre, la génisse aubrac sacrée Miss Saint-Flour a atteint le prix de 14,10 € le kg. En dix éditions, c’est la…

jeune agriculteur qui marche dans une prairie entre des vaches de race salers
De salarié à exploitant : l’installation de Pierre-Baptiste Bioulac

À 29 ans, l’ancien ouvrier agricole assume désormais seul la conduite de la ferme où il a pu s’installer avec enthousiasme,…

IFPP : 465 offres d'apprentissage à pourvoir sur le Cantal et alentours

ALTERNANCE - L’Institut de formation professionnelle et permanente d’Aurillac propose 34 formations qualifiantes ou…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière