Deux-Chaises : la ferme du Tilloux parmi les plus belles fermes de France
La ferme du Tilloux, à Deux-Chaises, a remporté le coup de cœur du public et de l’organisation au concours de la plus belle ferme de France. Remis au Salon de l’Agriculture 2026 à Paris, ce prix salue un modèle agricole sur la diversification, l’autonomie et l’ouverture au public.
La ferme du Tilloux, à Deux-Chaises, a remporté le coup de cœur du public et de l’organisation au concours de la plus belle ferme de France. Remis au Salon de l’Agriculture 2026 à Paris, ce prix salue un modèle agricole sur la diversification, l’autonomie et l’ouverture au public.
La ferme du Tilloux récompensée
« On a eu le prix du public et le coup de cœur de l’organisation. C’est une belle reconnaissance, celle qui nous parle le plus : l’appréciation du public », explique Pierre-François Thibout, l’un des associés de l’exploitation.
Tout est parti d’une vidéo tournée au printemps dernier par un agri youtubeur, Thierry Agriculteur d’Aujourd’hui.
Séduit par l’exploitation, il leur propose alors de participer au concours.
« On y est allé… sans imaginer recevoir un prix », sourit Pierre-François Thibout.
Une ferme familiale tournée vers la diversification
La ferme du Tilloux s’inscrit dans une histoire familiale qui se poursuit aujourd’hui à trois.
Lors du départ à la retraite de Franck Ripart, ce sont sa fille Anne-Laure et son mari Olivier Ducrocq qui ont repris l’exploitation.
Pierre-François Thibout les a rejoints il y a trois ans pour développer les activités de transformation et de commercialisation.
L’exploitation repose sur plusieurs productions : vaches charolaises, moutons Île-de-France, des lamas et des alpagas.
« Les lamas, ça fait 35 ans qu’ils sont sur l’exploitation. Une diversification pour ouvrir la ferme au public et travailler avec l’INRAE (Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'alimentation et l'Environnement) », précise-t-il.
Depuis trois ans, un moulin installé sur la ferme permet aussi de transformer les céréales produites sur place en farine et en pâtes.
« Notre objectif, c’est de tout maîtriser de A à Z : du semis de la graine dans les champs jusqu’à la transformation et la commercialisation », relate Pierre-François Thibout.
Autonomie et pédagogie au cœur du projet
Les céréales cultivées sur l’exploitation servent en partie à nourrir les animaux, limitant l’achat d’aliments extérieurs.
Les bâtiments sont recouverts de panneaux solaires et l’eau de pluie est récupérée pour alimenter les abreuvoirs.
« Aujourd’hui, en hiver, l’exploitation n’est plus raccordée au réseau d’eau potable. On est autonome grâce à la récupération d’eau de pluie », souligne Pierre-François Thibout.
La ferme est également engagée dans une certification Haute Valeur Environnementale (HVE), qui valorise les pratiques respectueuses de l’environnement.
Mais au-delà des pratiques agricoles, l’équipe tient à partager son métier avec le public.
« On a un vrai credo : la transparence. L’agriculture s’en sortira en ouvrant ses portes et en expliquant comment on travaille », affirme l’exploitant.
Des visites sont organisées, notamment l’été pour découvrir les lamas et les alpagas, tandis que des groupes scolaires sont accueillis toute l’année.
La ferme vend aussi ses produits directement sur place deux soirs par semaine, mais également via des épiceries, des magasins de producteurs ou des restaurateurs.
Certaines farines sont même utilisées par des boulangers ou dans la restauration collective.
« Ce prix, c’est la reconnaissance du travail effectué depuis plusieurs générations, mais aussi une façon de remercier les clients qui nous font confiance depuis le début », conclut Pierre-François Thibout.
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