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Le comportement animal évoqué autour d’un café

Pauline Garcia et Véronique Valy, respectivement spécialistes du cheval et du chien, proposent une discussion conviviale autour des deux espèces le 29 novembre au café Le temps, à Aurillac.

Pauline Garcia et Véronique Valy travaillent avec des méthodes d’éducation dites positives, basées sur le renforcement des bons comportements.
Pauline Garcia et Véronique Valy travaillent avec des méthodes d’éducation dites positives, basées sur le renforcement des bons comportements.
© H.Meignin

L’idée du café-comportement, c’est Pauline qui  me l’a proposée, explique Véronique Valy. On a une philosophie commune, une même façon de travailler avec les deux espèces.” Pauline Garcia et Véronique Valy, respectivement spécialistes du comportement du cheval et du chien, proposent de partager leurs connaissances le samedi 29 novembre de 14 heures  à 17 heures, autour d’une collation au café aurillacois Le temps(1). “J’ai eu l’occasion de participer à des cafés-éthologie(2) à Paris, décrit la première. Ça permet aux gens qui n’ont pas le temps de faire des stages de venir participer.”Les spécialistes sont toutes deux néo-cantaliennes. Pauline Garcia, originaire de Nîmes, a travaillé dans la publicité sur Paris, avant de se reconvertir. “J’ai toujours eu une passion pour les animaux, notamment leur comportement.” Grâce à un Congé individuel de formation (Cif) accordé par son employeur, elle part suivre une formation diplômante en éthologie du cheval à Rennes. Elle se spécialise ensuite dans l’éducation positive, méthode qui permet “d’éviter au maximum la contention et les contraintes”, à l’inverse des méthodes dites coercitives. Tout comme Véronique Valy,   elle est sensibilisée à l’usage du clicker, instrument sonore associé à une récompense, permettant un renforcement du comportement attendu.


Vaches et chèvres comme élèves


Il y a deux ans, Pauline Garcia rejoint ses parents dans le Cantal, à Joursac. Puis elle rencontre son compagnon, agriculteur... et son troupeau de salers. “J’ai voulu tester le clicker training sur les vaches.” Elle s’exerce donc avec les génisses, tout juste sevrées et en perte de repères. Elle récompense les deux meneuses, tout d’abord avec du sel, puis au clicker, chaque fois qu’elles viennent la voir, et tisse peu à peu une véritable relation avec le troupeau. “On obtient des animaux beaucoup moins sauvages, bien plus coopératifs, ce qui facilite les soins.” Elle cite l’exemple d’une vache qui, grâce à ce travail, se met en position dès qu’elle voit une tige d’insémination, objet qu’elle a associé à un moment positif, sans stress. “J’ai aussi une génisse qui marche au licol, touche des plots, etc.” Selon elle, ces méthodes commencent à se développer auprès des agriculteurs, conscients qu’une bonne relation avec les animaux diminue leur stress et facilite  donc considérablement le quotidien. La jeune femme obtient également des résultats probants avec ses deux chèvres. “Si on utilise bien l’outil, ça marche avec toutes les espèces  !”  Ce que confirme Véronique Valy, qui vient de Normandie et travaille avec les chiens  depuis 24 ans. Après un démarrage dans la compétition (ring et agility), elle se lance dans les années 90 dans l’élevage de chiens du cinquième groupe : akita, huskies, eurasiers... “Des chiens primitifs, moins malléables, qui amènent forcément vers une éducation positive. Il m’a fallu m’adapter, et non pas imposer une méthode éducative par habitude.” Titulaire d’un diplôme universitaire en éthologie spécialisé en relation homme/animal, elle a aujourd’hui pour vocation d’améliorer les relations entre les familles et leur chien.


Un vrai dialogue


Le 29 novembre, les deux comportementalistes évoqueront tout d’abord ce qu’elles peuvent apporter dans la relation homme/animal, avant de développer l’une et l’autre leur sujet. Pauline Garcia prendra pour fil conducteur le cheval sauvage, dont découlent les comportements de nos chevaux domestiques, tandis que Véronique Valy abordera notamment l’éducation positive avec les chiens. La troisième heure sera consacrée au dialogue avec le public. “On veut vraiment qu’il y ait un échange, pas  que  des  monologues.” Les intervenantes précisent qu’il ne s’agit ni d’une conférence, ni de démonstrations d’éducation : “Le but, c’est de parler des espèces.”

 

(1) Une   participation   de   10  euros  sera demandée. Prévoir de la monnaie  pour les consommations. Café Le   temps, 2 rue du Salut, Aurillac.

(2) L’éthologie est l’étude du comportement animal.


Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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