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Le CNRS dans les starting blob

15 000 foyers participent à l'étude « Derrière la recherche, le blob » lancée par le CNRS, qui étudie l'impact du réchauffement climatique sur ces organismes essentiels à l'environnement.

15 000 foyers participent à l'étude « Derrière la recherche, le blob » lancée par le CNRS, qui étudie l'impact du réchauffement climatique sur ces organismes essentiels à l'environnement.
15 000 foyers participent à l'étude « Derrière la recherche, le blob » lancée par le CNRS, qui étudie l'impact du réchauffement climatique sur ces organismes essentiels à l'environnement.
© Patricia Olivieri

La première fois que j'ai entendu parler des blobs, c'était il y a à peine quelques mois. Aujourd'hui, j'en élève dans ma cuisine dans le cadre d'une expérience scientifique menée par le CNRS afin d'évaluer l'impact du réchauffement climatique sur ce... ce quoi d'ailleurs ? Le blob, c'est un « truc » unicellulaire que l'astronaute français Thomas Pesquet a popularisé en l'emmenant dans l'espace, à bord de la station spatiale internationale. Ce « truc », ce n'est ni un animal, ni un végétal, ni un champignon : il est donc à ranger dans la catégorie des protistes. Nous voilà bien avancés... Définir un blob, c'est d'abord pulvériser son score au Scrabble si on arrive à placer les mots myxomycètes (champignon gluant en grec, classe dont font partie les blobs), physarum polycephalum et badhamia utriculari (deux espèces cousines retenues pour l'expérience), cytoplasme (liquide qui fait office de sang pour le blob), sclérote (le blob sec, qui dort). « Un blob, c'est un organisme hyper fascinant, hyper intrigant et facile à élever à la maison », s'enthousiasme Audrey Dussautour, directrice de recherche au CNRS, éthologue au centre de recherches sur la cognition animale de Toulouse, qui dirige cette opération inédite baptisée « Derrière la recherche, le blob ». « Les myxomycètes sont partout. Dans la forêt, si vous ramassez ce qu'il y a au sol avec une cuillère, vous aurez des centaines de milliers de cellules de myxomycètes », poursuit la scientifique. Et cet « organisme fondamental », composé à 99 % d'eau, vieux d'un milliard d'années, joue un rôle capital dans l'écosystème en mangeant des bactéries puis, une fois plus grand, des champignons, de la matière organique. « Quand le blob mange, il fait comme nous : il excrète ce dont il n'a pas besoin. Et souvent, ce sont des minéraux. Ces mêmes minéraux qui vont enrichir le sol, permettre aux plantes de pousser. » D'où l'intérêt des scientifiques de se demander si la température a une influence sur les blobs, si son comportement et sa croissance sont dépendants de ses variations.

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