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Politique
Le Chef de l’État réduit le nombre de régions à 14 dans sa réforme des territoires

Redécoupage des régions et renforcement de leurs responsabilités, suppression des conseils généraux, élargissement des intercommunalités… la réforme de la république en débat.

Carte des propositions de fusion des régions
Carte des propositions de fusion des régions
© www.elysees.fr

De 22 on devrait passer à 14 régions, et Auvergne et Rhône-Alpes ne feront plus qu’une, c’est ce que François Hollande a présenté le 2 mai au soir à l’occasion d’une tribune publiée sur le site de l’Élysée (www.elysee.fr). Et, cette réforme  «majeure» a pour objet de «transformer pour plusieurs décennies l’architecture territoriale de la République». Pour le président de la République, «Le temps est venu de simplifier et clarifier pour que chacun sache qui décide, qui finance et à partir de quelles ressources. Le temps est venu d’offrir une meilleure qualité de service et de moins solliciter le contribuable tout en assurant la solidarité financière entre collectivités selon leur niveau de richesse».
C’est pour les renforcer et leur donner une taille «européenne» que la réforme veut ramener le nombre de régions de 22 à 14. Ce rédécoupage prévoit des fusions à 2 (Basse et Haute-Normandie ; Picardie et Champagne-Ardenne ; Alsace et Lorraine ; Bourgogne et Franche-Comté ;  Auvergne et Rhône-Alpes ; Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon) voire 3 (Poitou-Charentes, Centre et Limousin). 7 régions ne changeront pas : Bretagne, Pays de Loire, Pas de Calais, Île de France, Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse.
À ce jour rien n’est définitif puisque cette proposition devra être soumise au débat parlementaire, mais le chef de l’État veut aller vite.
Outre le redécoupage administratif, François Hollande souhaite donner plus de responsabilités à ces grandes régions. «Elles seront la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d’emploi, pour intervenir en matière de transports, des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports. Elles géreront les lycées et les collèges. Elles auront en charge l’aménagement et les grandes infrastructures». Pour cela elles auront des moyens financiers «propres» et «dynamiques», et seront gérées avec «moins d’élus».
Cette réforme ne concerne pas seulement les régions. Elle va plus loin pour, à terme (horizon 2020), la disparition des conseils généraux avec en contre-partie le renforcement des intercommunalités qui deviendront donc, «dans le respect de l’identité communale, la structure de proximité et d’efficacité de l’action locale». Celles-ci devront regrouper au moins 20 000 habitants à partir de janvier 2017, contre 5 000 aujourd’hui. Le chef de l’État précise que «des adaptations seront prévues pour les zones de montagne et les territoires faiblement peuplés».
Quant aux départements, il resteront des «circonscriptions de référence» pour l’État, tout comme les 36 700 communes de France auxquelles les français sont très attachés qui «doivent demeurer de petites républiques dans la grande».


Suzanne Marion
(*) Retrouvez l’intégralité de la Tribune de François Hollande sur www.elysee.fr

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