Aller au contenu principal

Le Certitraite : être sûr du bon état de fonctionnement à la mise en route

Parole au Gaec Cherriere à Picherande. Les éleveurs ont fait réaliser un Certitraite sur l’extension de leur salle de traite.

« Grâce au certitraite, les problèmes de lavage ont été vite corrigés » explique Michel Cherriere.
« Grâce au certitraite, les problèmes de lavage ont été vite corrigés » explique Michel Cherriere.
© EDE 63

Le Gaec Cherriere conduit un troupeau de 90 laitières : moitié holstein, moitié montbéliarde. Le lait produit est transformé en fromage AOP Saint nectaire.

 

Pourquoi avoir demandé un certitraite sur votre installation de traite rénovée ?

Nous avons agrandi la salle de traite Tandem 2 x 4 en 2 x 5 avec décrochage automatique et compteurs en octobre 2014.

Le concessionnaire de Westfalia nous a fait prendre connaissance du Certitraite lors du devis et de l’achat des nouveaux postes de traite.

L’idée était intéressante. Cela permet d’avoir une installation agréée par un œil extérieur et de ne pas avoir de mauvaise surprise financière en cas de problème de fonctionnement ou de malfaçon. Un autre point positif, tous les acteurs de l’installation de traite réunis le même jour : cela évite qu’ils se «renvoient la balle» en cas de problème. Nous sommes soucieux du bon fonctionnement de la ma-chine : en transformation fromagère, il faut de la qualité.

Comment s’est déroulé le certitraite ?

Didier Savignat de l’EDE est l’agent départemental agréé certraite. Il est resté de 8 h à 17 h. Le matin, il a assisté à la traite pour vérifier l’impact que peut provoquer la machine à traire sur le troupeau. Cela fait donc une bonne journée passée à faire des tests : quitte à payer autant que ce soit pointu !

La vérification des pulsations, du vide, du lavage ; le réglage des décrochages automatiques, le bon fonctionnement des compteurs constituent quelques points passés au crible. La conformité du montage est aussi vérifiée : la pente, le positionnement des pièces,...

Le contrôle nous a permis de relever divers points de non-conformité. Par exemple : la durée de contact de la solution de lavage n’était pas conforme à celle préconisée par le fournisseur des produits de lavage ; la contre pente canalisation d’air de la pulsation n’était pas bonne ; le clapet anti retour de la pompe à vide ne fonctionnait pas.

L’installateur était présent toute la journée. Concerné car il a bien pris note des problèmes rencontrés et a apporté une solution très rapidement.

Quel bilan pouvez-vous tirer de votre certitraite ?

Ce certitraite est très satisfaisant et intéressant. Les gros problèmes au niveau du lavage ont été vite corrigés. Sans cela on aurait pu avoir de gros soucis en transformation fermière. La quasi-totalité des rectifications ont été faites le jour de la visite et les autres très rapidement après pour valider l’installation.

Didier Savignat est très professionnel : il est rigoureux et a un bon contact avec l’installateur.

Certitraite est un outil indispensable pour le concessionnaire car c’est un gage de la qualité de son travail ; mais surtout pour l’éleveur, c’est l’assurance d’avoir une salle de traite en parfait état de fonctionnement.

Nous conseillons fortement aux éleveurs de prendre un certitraite au moment du devis. En plus, il est assez souvent pris en charge par le concessionnaire. Un concessionnaire sûr de son travail, devrait le proposer systématiquement !

La Parole à...

Didier Savignat, l’agent départemental agréé certitraite

En 2014, j’ai réalisé 11 certitraites sur le département du Puy de Dôme : 8 nécessitaient une contre visite, 3 ont été validés le jour même, les non conformités trouvées étant réglées le jour de la visite.

Depuis le début de l’année 2015, j’ai fait 5 certitraites : 3 sans contre visite mais avec des non conformités et 2 avec contre visite.

 

Quels problèmes sont le plus souvent rencontrés ?

Le fonctionnement du lavage est le plus souvent mis en cause, mais les contre-pentes sur les lactoducs et les canalisations d’air sont fréquentes.

J’ai eu également le remplacement d’une pompe à vide neuve (débit insuffisant pris en charge directement par la marque).

Beaucoup de non conformités sont résolues le jour du certitraite grâce à la présence du concessionnaire. Ces problèmes vite résolus permettent d’éviter de gros soucis.

 

Qu’en pensent les éleveurs ?

Au début du certitraite, ils pensent qu’il n’y aura pas de problème puisque leur installation est neuve ! Puis en fin de journée, quand on fait le point ensemble, ils sont vraiment très surpris de constater toutes ces non conformités. Du coup, ils sont contents de la visite. Ils pensent aux problèmes qu’ils auraient pu avoir s’ils avaient laissé fonctionner la machine sans rectifier les non conformités.

Ils apprécient aussi beaucoup tous les petits conseils que je peux leur délivrer.

 

A compter du 1er janvier 2015, les installateurs qui interviennent sur le département du Puy-de-Dôme se sont engagés dans un premier temps à promouvoir et à financer le Certitraite sur les installations neuves. Pour les installations rénovées et d’occasion nous devons les revoir pour définir les installations sur lesquelles Certitraite doit être fait.

 

Tout renseignement auprès de Didier Savignat à l’EDE du Puy-de-Dôme (permanence les lundis après-midi) au 04.73.44.43.43 ou au 06.81.81.34.23.

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière