Le bois reste une valeur refuge dans un contexte économique incertain
Alors que l’économie française traverse une zone de turbulences, le bois fait figure de valeur refuge. Avec 12 500 propriétaires et 330 000 hectares, la coopérative Unisylva illustre cette résilience, entre demande soutenue et adaptation aux défis climatiques.
Alors que l’économie française traverse une zone de turbulences, le bois fait figure de valeur refuge. Avec 12 500 propriétaires et 330 000 hectares, la coopérative Unisylva illustre cette résilience, entre demande soutenue et adaptation aux défis climatiques.
Avec 12 500 propriétaires forestiers privés et 330 000 hectares répartis entre l’Auvergne, le Limousin, le Centre et une partie de la Bourgogne, la coopérative Unisylva incarne la force d’une filière forestière en pleine adaptation. En Auvergne, où la propriété forestière est particulièrement morcelée, elle fédère 5 400 adhérents, un chiffre en progression avec 140 nouvelles adhésions en 2025. Les propriétaires redonnent de la valeur à leur forêt, poussés par l’urgence climatique et les perspectives économiques d’un matériau toujours plus plébiscité.
La forêt privée, un patrimoine à cultiver face aux défis climatiques
Les effets du changement climatique se font de plus en plus visibles en forêt. Les dépérissements s'accélèrent dans toutes les essences même sur des terrains a priori adaptés. Face à ce constat, l’accompagnement technique devient indispensable pour les propriétaires. "Unisylva propose depuis plusieurs années maintenant des services complets, de l’assistance à la gestion jusqu’à la commercialisation des bois » explique Benoît Rachez, le directeur.
L'enjeu pour la coopérative est autant de préserver ces milieux, ressource de biodiversité, que de maintenir la production de bois.
Dans la transition écologique, le bois, matériau ou source d’énergie, s’impose comme un atout majeur pour la décarbonation. »
Malgré l’incertitude économique de ces derniers mois, la demande en bois reste soutenue, confirmant son statut de valeur refuge.
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Un marché du bois contrasté mais globalement solide
Le bois d’œuvre résineux, qui domine les récoltes en Auvergne, affiche une santé envieuse. Destiné à la construction (charpente, ossature, bardage) et à l’emballage (palettes), il bénéficie d’une demande stable et de prix maintenus.
Les scieries régionales, approvisionnées par cette ressource, tournent à plein régime. »
La situation est cependant plus nuancée pour le chêne. La tonnellerie, son débouché premium, subit la crise viticole, tandis que les marchés du parquet et des traverses ralentissent. Sa polyvalence (charpente, aménagement intérieur) limite la casse. « Après la flambée post-Covid, les prix ont légèrement baissé, mais ils restent malgré tout très attractifs » souligne Benoît Rachez.
Côté énergie, le marché s'est stabilisé après l'explosion de la demande, suite aux subventions pour l'achat de poêles à granulés. « Les prix des granulés, après une embellie ponctuelle, ont vu leurs prix se stabiliser. »
Toutefois, la flambée des prix des carburants pèse sur les charges des entreprises forestières dont la consommation est importante. « Nous allons devoir faire face à un défi économique » analyse Benoît Rachez. Le directeur de la coopérative craint de voir la demande en bois-énergie augmenter face à la hausse des énergies fossiles et les entreprises forestières ne pas pouvoir suivre.
Les marges des entreprises sont très faibles. Le prix du bois est ce qu'il y a de plus stable. S'il y a des hausses, elles seront très marginales. Quid alors de l'absorption des coûts de production ? »
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