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L’aventure de Capr’Inov continue de plus belle

Lancé il y a dix ans, Capr’Inov donne rendez-vous aux éleveurs à Niort les 23 et 24 novembre au cour du premier bassin de production de lait de chèvre. La dimension internationale du salon s’accentue avec un nombre important de délégations étrangères qui se sont annoncées.

Les organisateurs de Capr’Inov, autour du président du salon, Thierry Jayat (deuxième en partant de la gauche).
Les organisateurs de Capr’Inov, autour du président du salon, Thierry Jayat (deuxième en partant de la gauche).
© GDR

Tous les deux ans depuis 2006, la filière caprine se retrouve à Caprinov, à Niort, premier département producteur de lait de chèvre, avec ses 750 élevages. Les éleveurs de chèvres attendent avec intérêt ce rendez-vous, unique, né il y a dix ans à l’initiative de treize éleveurs qui avaient la volonté de valoriser la technicité, le savoir-faire, les innovations propres à cette filière spécialisée.
Depuis, l’esprit est resté le même : un lieu de rencontre et d’échanges qu’ils estiment indispensables à leur métier. Les 23 et 24 novembre, à Niort, sur 15 000 mètres carrés, avec 170 exposants. 4 000 visiteurs, dont 64 % d’éleveurs, sont attendus. Près des deux tiers viennent habituellement de la région Nouvelle-Aquitaine, un quart des autres régions françaises et 15 % sont des visiteurs étrangers, de toute l’Europe bien sûr, mais aussi « du Chili à la Chine », comme s’en réjouit le président Thierry Jayat. Déjà en 2014, vingt-cinq pays étaient représentés.
« L’aventure continue », poursuit-il. Avec une belle performance pour une participation record dans un salon professionnel puisqu’on estime le nombre d’éleveurs français à 6 000, dont la moitié de fromagers. Cette année précisément, Capr’Inov organise un concours international de fromages de chèvres fermiers ou industriels et de produits élaborés à partir de fromage de chèvre – yaourt et autres desserts, poudre de lait, fromages aromatisés… « Le second après le Concours général », annoncent déjà les organisateurs. Deux cents dossiers ont été enregistrés, venant de toute la France mais aussi des USA, du Canada, d’Italie, Espagne, Suisse, Russie.
La veille du salon, le 22 novembre, quatre visites sont proposées, sur inscription : une usine d’aliment du bétail et trois fermes dans le sud Deux-Sèvres et les environs. Parmi les exposants, une place importante a été réservée au pôle « Éleveurs caprins demain », sur le thème de la transmission, de l’installation et de la formation, avec le Point Info Installation, l’interprofession caprine, la MSA, la Safer et les chambres d’agriculture. Des jeunes témoigneront de leur expérience de l’installation et des entreprises présenteront leur stratégie.
« Aujourd’hui, ça va mieux et c’est heureux », souligne  Thierry Jayat, avant d’évoquer une consommation de fromages de chèvres en hausse de 5 %, « pour arriver à son niveau d’avant la crise » et un prix du lait « autour de 65 centimes par litre ». « Cette amélioration va donner une dynamique supplémentaire au salon, poursuit-il, avec de réelles perspectives en matière d’investissement, notamment en matériel d’élevage ».
Toute la filière se félicite de cette amélioration. Ce n’est pas un hasard si les jeunes sont les bienvenus sur le salon et dans son organisation. L’avenir de la production laitière dans le centre Ouest, premier bassin de production, dépend d’eux puisqu’un tiers des éleveurs a plus de 55 ans.
Pendant les deux jours, cent animaux seront sur le salon, pour les concours, démonstrations, et expositions, comme les races à petits effectifs, les concours de pointage. La remise des Capr’I d’Or, concours de l’innovation, aura lieu le 23 novembre. Trente-cinq conférences attendent les visiteurs.

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