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L’autoguidage a porté de main

Les systèmes GPS se multiplient dans les exploitations. Ils peuvent être achetés et utilisés à plusieurs.

Autoguidage
Autoguidage
© AA

Les systèmes de guidage se développent dans le Puy-de-Dôme et plus particulièrement dans la Limagne. Utilisés principalement pour faciliter les traitements phytosanitaires notamment avec la coupure des tronçons sur les pulvérisateurs, ils s’emploient désormais à bien d’autres tâches. Certains systèmes ont été développés pour autoguider le tracteur mais le coût reste élevé . Un groupe d’agriculteurs des environs de Billom a néanmoins trouvé la parade. Le 18 mars dernier, Gérard Greliche a accepté de témoigner de cette expérience lors d’une après-midi d’information organisée par la FDCuma du Puy-de-Dôme.

 

Autoguidage RTK, comment ça marche ?

L'autoguidage Rtk permet au chauffeur de se libérer de la conduite dans la parcelle et de repasser dans les mêmes traces d'une fois à l'autre lors des chantiers de binage ou de production semencière par exemple. Un système dont la particularité est d’avoir une précision de deux à trois centimètres !

Une prouesse rendue possible grâce à une station fixe qui corrige le signal satellitaire. Cette correction dite "différentielle" permet à l'automoteur équipé, d'être guidé automatiquement par ondes radio ou téléphonie mobile. Seulement, le coût d’une telle technologie est difficile à envisager pour une seule exploitation puisque l’achat de la balise terrestre avoisine les 10 000€. A cela, il faut rajouter l’achat des équipements individuels pour les tracteurs (moteur sur volant et correcteur de devers) et les charges de fonctionnement de la balise.

Acquisition à plusieurs

Gérard Greliche est l’un des onze agriculteurs à avoir participé à l’achat d’une balise Rtk en 2011. «J’ai essayé un système Gps en 2007 mais l’expérience n’a pas été concluante. Le système Rtk m’a paru bien plus avancé mais le prix était trop élevé pour envisager un achat seul. J’ai donc fait du porte à porte chez mes voisins pour voir qui serait intéressé. Finalement, nous étions 11 et nous avons eu l’idée d’acheter la balise terrestre ensemble. Ensuite, chacun a investi dans le matériel individuel pour les tracteurs. Aujourd’hui, nous sommes six à être équipés et à l’utiliser.» La balise a été placée chez un membre du groupe, sur l’un de ses bâtiments situé sur une colline à Glaine-Montaigut. Les frais d’électricité et d’assurance sont partagés entre chaque agriculteur et s’élève à environ 100€/an. Une entente très avantageuse pour chacun d’entre eux.

«Sur mon exploitation, j’ai investi dans un moteur sur le volant et un correcteur de dévers. Chaque outil a son câblage, je peux ainsi adapter facilement et rapidement l’équipement sur le tracteur que j’utilise ou sur la moissonneuse. Depuis, je réalise des économies de gasoil, de produits phytos et surtout j’évite la fatigue. La collaboration entre tous les membres du groupe se passe très bien. Nous réfléchissons à créer une association pour permettre à d’autres agriculteurs d’utiliser la balise. » Le petit groupe prévoit également de développer le système notamment en prenant un abonnement auprès d’un satellite géostationnaire afin d’améliorer le signal parfois faible dans les zones vallonnées.

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