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Laurent Ladoux (CCI) : "Ne paniquez pas !"

Face à la hausse des factures de gaz et d'électricité, les chambres consulaires, la préfecture et la DDFip ont dévoilé plusieurs dispositifs à l'intention des entreprises.

La grande majorité des entreprises cantaliennes n'ont "pas de question à se poser, soutient le préfet. Elles bénéficient du bouclier tarifaire, comme les particuliers".
La grande majorité des entreprises cantaliennes n'ont "pas de question à se poser, soutient le préfet. Elles bénéficient du bouclier tarifaire, comme les particuliers".
© M. V.

Chantal Cor (Chambre d'agriculture), Laurent Ladoux (CCI), Thierry Perbet (CMA) et
Laurent Buchaillat ont voulu se montrer rassurants en fin de semaine dernière lors d'un point presse commun alors que les chiffres des hausses de l'énergie commencent à donner le tournis aux entreprises cantaliennes. "Des dispositifs existent mais ils sont insuffisamment compris", assure le préfet. Ainsi, les trois chambres consulaires, ainsi que la préfecture et la DDFip, se sont fixées le même objectif en créant une "cellule commune" : faciliter la transmission et la compréhension de l'information. Et pour l'atteindre, il va falloir faire preuve de pédagogie. Le représentant de l'État s'est ainsi dit prêt à aller sur le terrain "expliquer".

"Pas de question à se poser" pour la plupart des entreprises
D'abord, "les augmentations de prix ne concernent pas tout le monde. La majeure partie des entreprises du département sont des TPE (moins de dix salariés, moins de 2 MEUR de chiffre d'affaires). Donc la règle est la même que pour les particuliers : elles seront soumises, en 2023, au bouclier tarifaire, avec une augmentation contenue de 15 % au lieu de 80 % sans bouclier. Pour elles, il n'y a pas de questions à se poser".
Pour les autres, trois dispositifs existent : un prix de l'électricité limité à 280 EUR/MWh sur les factures de 2023 ; l'amortisseur, avec jusqu'à 20 % de la hausse prise en charge par l'État ; et enfin, le guichet d'aide au paiement des factures de gaz et d'électricité. Des mesures qui ont été détaillées par Chantal Goubert, directrice de la DDFip du Cantal. "Il ne faut pas paniquer", conseille Laurent Ladoux, qui incite ses ressortissants à "bien regarder leur contrat et à prendre attache avec un conseiller. C'est difficile d'avoir du recul, on sait que des hausses vont avoir lieu sur les contrats mais on ne sait pas quand, en fonction de la situation propre aux entreprises. C'est éminemment complexe pour un chef d'entreprise de tout saisir mais le dispositif en forme d'entonnoir est très bien fait, il est simple et nous serons là pour proposer un accompagnement personnalisé", promet le président de la CCI.
Idem du côté de la Chambre de métiers et de l'artisanat cantalienne, qui mettra à disposition de ses ressortissants "un technicien spécialisé pour les accompagner", fait valoir Thierry Perbet, son président, qui s'inquiète surtout pour les entreprises qui ne solliciteraient pas le guichet d'aide et "qui seraient en difficultés dans six mois. Ce serait le plus terrible. Il faut aller les chercher". Un nombre qu'il estime à "15 %".

"Signalez-vous !"
D'autant que le préfet insiste : "Le dispositif de mise en oeuvre est très simple et ne nécessite souvent qu'une attestation. Il faut arriver à le rendre parfaitement lisible et s'il le faut, on fera du sur-mesure. Aucune entreprise ne doit se sentir démunie. Le message, c'est "Signalez-vous !" La cellule est là pour ça. Il y a une solution pour chacun." Un message qui vaut aussi pour les exploitations agricoles.

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