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L’aubrac part à la conquête de l’Est

38 vaches et taureaux aubrac ont pris lundi la direction de l’Allemagne et de la Lituanie. La première opération importante du GIE Aubrac.

Les éleveurs des trois départements du berceau de race ont livré lundi leurs animaux. Direction : l'Allemagne et la Lituanie.
Les éleveurs des trois départements du berceau de race ont livré lundi leurs animaux. Direction : l'Allemagne et la Lituanie.
© L'Union du Cantal
Les éleveurs venaient des trois départements du berceau de race, lundi, pour conduire quelques-uns de leurs animaux au marché couvert de Saint-Flour. De leurs camions et de leurs remorques sont descendus des génisses de 15 et 24 mois ainsi que deux jeunes taureaux qui ont rejoint pour quelques heures des boxes provisoires. Ils ont ensuite été rechargés dans l’après-midi dans un camion allemand, une fois tous les papiers administratifs réunis. Le lendemain, onze atteignaient leur destination en Allemagne. Après une pause de 24 heures, les 27 autres animaux poursuivaient vers la Lituanie.
Une transaction en toute confiance
Tous sont destinés à des élevages. Leurs nouveaux propriétaires ne les connaissent pas encore. La transaction s’est faite dans la confiance par l’intermédiaire d’un éleveur allemand en contact avec l’Union Aubrac depuis plusieurs années. Daniel Miquel, animateur du GIE Aubrac et pointeur depuis 25 ans, a eu la lourde responsabilité de sélectionner les vaches sur les exploitations et les deux mâles à la station de sélection de La Borie, selon les critères souhaités par les acheteurs. La rusticité de l’aubrac s’avère une nouvelle fois un atout dans un pays comme la Lituanie, où le système allaitant émerge seulement. “L’autonomie de la vache aubrac y est recherchée pour compenser le manque de connaissances en terme de manipulation ou d’alimentation”, avance Daniel Miquel.

De bons clients
À l’image de la Lituanie, les pays d’Europe de l’Est s’avèrent actuellement de bons clients. Les exportations concernent également de manière intéressante l’Irlande, la Suisse, et l’Autriche. Cette vente représente la première opération importante du GIE Aubrac, constitué au début de l’année et fort de 600 adhérents. “Cette nouvelle structure ne vient pas en concurrence de celles existantes mais bien en complément dans la commercialisation, avec un rôle de service après-vente et de conseils auprès des acheteurs pour faire évoluer la race suivant les exigences de sélection et un esprit de travail collectif”, explique Daniel Miquel. C’est important au moment où nous enregistrons de plus en plus de demandes à l’exportation. Si nous nous réjouissons du succès de nos vaches à l’étranger, il nous reste encore à faire chez nous en terme de sélection pour répondre à la demande. Dans le Cantal, la Haute-Loire et l’Ardèche par exemple, les cessassions laitières provoquent un surplus d’intérêt. Nous avons encore besoin de génétique et donc de trouver un juste équilibre”.

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