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L’Astaf reste optimiste malgré une année de transition compliquée

Mardi 26 mars, à la chambre d’agriculture de Mende, a eu lieu l’assemblée générale de l’Astaf. Une structure particulière qui soutient les agriculteurs lozériens souhaitant mener des travaux d’améliorations pastorales.

Robert Aigoin (à gauche), conseiller départemental de la Lozère, aux côtés de l'équipe de l'Astaf et la Safer lors de l'assemblée générale.
Robert Aigoin (à gauche), conseiller départemental de la Lozère, aux côtés de l'équipe de l'Astaf et la Safer lors de l'assemblée générale.
© Marion Ghibaudo

Si la fin de la programmation Pac signifie souvent une baisse d’activité pour l’association Astaf, des reliquats d’enveloppes peuvent permettre de maintenir l’activité. Ce qui était une routine bien établie n’est désormais plus possible : en effet, avec la Pac 2023-2027, des changements dans les partenaires financiers ont rebattu les cartes pour les prochains exercices. Après plusieurs années sur le terrain pour visiter différents chantiers dans lesquels l’Astaf était impliquée, c’est à la chambre d’agriculture que l’association a tenu son assemblée générale cette année. « Nous sommes dans une année de transition entre anciens et nouveaux programmes », a détaillé Éric Chevalier, président de l’Astaf, qui a détaillé le travail à fournir pour combler la latence entre la fin de l’un et le début du suivant. « En quelques semaines, la Région nous a proposé, grâce à un tout petit reliquat qui restait, de déposer quelques dossiers supplémentaires au titre de l’ancien programme ». Un appel à projet a été ouvert par la Région, pendant trois semaines : « Il a fallu, en dernière minute, récupérer des dossiers et on a eu une semaine pour les préparer ».
« En 2023, vingt adhérents ont bénéficié de l’appui de l’Astaf », a détaillé Philippe Boulet, chargé d’études et travaux pour la structure. Travaux qui se partagent entre les améliorations pastorales (pose de clôtures) et des améliorations foncières, comprenant du défrichement sur 27 hectares (chez neuf adhérents) et de l’ouverture de milieu pour près de 121 hectares chez 14 adhérents. En 2024, le nouveau périmètre de l’Astaf est de près de 13 627 hectares (contre près de 11 000 en 2023) : un périmètre défini par arrêté préfectoral, et au sein des frontières duquel l’association peut intervenir. En 2023, ce sont ainsi près de 150 hectares qui ont été « récupérés ou améliorés, répartis sur 17 communes ». Le montant des travaux en 2023 s’est élevé à 168 860 euros (-7 % par rapport à 2022).

Des questions sur les financements possibles
Mais ce qui a longuement fait discuter les adhérents, ce sont les modalités de financement de la structure. « L’Astaf est un outil important en Lozère » a rappelé Éric Chevalier, qui a détaillé la situation. À nouvelle programmation, nouvelle répartition des enveloppes : ce sont désormais les Régions qui co-financent ces programmes avec l’Europe via les Leader. Financements qui sont pilotés, dans les territoires, par les Gal (groupes d’action locale). « Nous les avons rencontrés, et ils sont très intéressés par l’agriculture, mais la question reste la même : avec quel argent financer les travaux ? » Car ce qui ressort de ces réunions, c’est que les enveloppes, en Lozère, atteignent déjà les plafonds. Ce qui inquiète l’Astaf au plus haut point, sachant que la structure porte, en premier lieu, les financements de travaux avant de réclamer les quotes-parts aux agriculteurs bénéficiaires de travaux. « Nous avons eu plusieurs réunions avec le cabinet de Carole Delga » a noté Éric Chevalier. Des réunions qui n’ont, pour l’instant, pas permis de démêler la situation.
Robert Aigoin, conseiller départemental présent à l’assemblée générale, a assuré « du soutien du Département les agriculteurs et l’Astaf. Nous sommes prêts à apporter un complément d’aide si la Région ouvre une ligne budgétaire », a-t-il assuré.
 

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