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L’association régionale ovine pense « grande région »

L’assemblée générale annuelle de l’Association Régionale Ovine Limousin (AROL) de la semaine passée a été l’occasion pour ses membres de faire un point sur la filière ovine régionale et surtout de réfléchir à son évolution dans la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

© P. Dumont

La mise en place de la réforme territoriale conduit de nombreuses structures à repenser leur organisation. L’AROL n’échappe pas à la règle et le regroupement des régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes contraint l’association à réfléchir à son avenir. « C’est probablement une des dernières assemblées générales de l’AROL avant l’émergence d’une nouvelle association ovine » a indiqué son président Claude Souchaud en préambule de la réunion. Nouvelle ? Pas complètement puisque des travaux communs relie déjà le Limousin aux autres régions et notamment au Poitou-Charentes. La réflexion sur la possibilité d’une fusion est donc lancée et a été débattue lors de l’assemblée générale. Les participants ont été unanimes sur la nécessité de se mettre au diapason. « Il est aujourd’hui important de se mettre en phase avec les centres de décision, a souligné Patrick Soury, secrétaire général de la Fédération nationale ovine. On se doit de porter une même voix pour la filière auprès des instances politiques et des collectivités ». Représentants des OP, responsables syndicaux, maîtres d’œuvre régionaux, tous s’accordent à dire que l’objectif principal va être de conjuguer les efforts tout en préservant les spécificités de chacun. « Nous avons des atouts énormes en ALPC, a rappelé Claude Souchaud. On est capable de faire des choses intéressantes ensemble. Regardons Tech Ovin, le Ciirpo, nos SIQO, … Nous n’avons pas attendu pour travailler ensemble ! » Les réflexions autour de la fusion semblent donc bien engagées. Pour les responsables, le travail devra être global et tenir compte de toutes les dimensions de la filière, l’amont et l’aval mais aussi les outils d’abattage, la génétique,… Pour l’heure, les démarches qualité continueront d’exister de façon indépendante.

Le bilan 2015 et les tendances à venir
Outre ces perspectives régionales, les responsables de l’AROL ont aussi fait le point sur l’année écoulée et les tendances qui s’annoncent pour 2016. Premier élément, la stabilisation du cheptel semble acquise en 2015. Du côté du marché, les importations de Nouvelle-Zélande repartent à la hausse après la baisse survenue en 2014. A priori, les prévisions pour 2016 font état d’un nouveau recul, le cheptel ayant chuté récemment. Dans le même temps, les exportations néo-zélandaises vers la Chine baissent également. En France, la consommation continue de régresser et les prix se tassent un peu. Le prix des peaux quant à lui s’effondre. Enfin, l’épidémie de FCO poursuit sa progression avec plus de 180 élevages touchés à la mi-février. Les responsables ont rappelé que des vaccins étaient à disposition des Directions départementales de la protection des populations (250 000 Merial et 90 000 Calier). Deux millions de doses de vaccins CZV ont été livrées et 2,4 millions de doses de Merial supplémentaires sont attendues pour la fin du mois. Les vaccins sont gratuits et les éleveurs sont autorisés à vacciner eux-mêmes leur cheptel de souche.
P. Dumont

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