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L´association interconsulaire change de nom et de président

Christian Vabret succède à Bernard Bouniol à la présidence de l´association interconsulaire, qui va aussi changer de nom et se mobiliser pour l´apprentissage.


Tous les deux ans, comme le prévoient ses statuts, l´association interconsulaire change de président. En vertu de cette règle d´alternance entre les présidents des trois chambres consulaires, Bernard Bouniol, président de la Chambre de commerce et d´industrie, a passé la main jeudi 26 janvier à Christian Vabret, président de la Chambre de métiers et de l´artisanat (il préside également la chambre régionale). Tout en conservant son statut associatif, la structure a d´autre part changé d´intitulé : elle devient le?"Comité?interconsulaire?du Cantal", a révélé le président sortant. Son successeur a quant à lui annoncé que l´interconsulaire concentrera en 2006 ses efforts sur la promotion de l´apprentissage, en profitant des nouveaux moyens mis à disposition par le plan de cohésion sociale. Créée en 1992, l´association interconsulaire avait initié ces dernières années des actions dans deux domaines au profit des ressortissants des trois chambres consulaires. Actions qu´elle vient de déléguer à la nouvelle agence Cantal-développement, qui réunit le Comité d´expansion économique et le Comité départemental du tourisme.

Des actions de promotion déléguées

Dans le domaine agroalimentaire d´abord, l´interconsulaire avait mis en place en 1996 le fonds commun de promotion agroalimentaire. Sa gestion est désormais assurée par la Mission agroalimentaire Cantal (Maac) qui, constituée en 2005, regroupe toujours l´interconsulaire, le Crédit agricole, le Conseil général et Cantal-expansion, mais dispose désormais de moyens financiers et humains plus importants. L´interconsulaire continue toutefois à jouer un rôle important puisque son président préside de droit le comité de pilotage de la Maac. Dans le domaine du tourisme ensuite, l´interconsulaire avait créé un observatoire départemental du tourisme, désormais géré par le Comité départemental du tourisme. "Nous continuons toutefois à contribuer financièrement au fonctionnement de cet outil", précisait Bernard Bouniol. Par contre, l´interconsulaire continue de gérer directement l´opération "Chemins du Cantal". Lancée en 2003, elle a consisté à élaborer, en partenariat avec les amicales du Cantal à Paris, un guide référençant les adresses de magasins ou restaurants proposant des produits cantaliens dans la capitale. Une nouvelle édition de ce guide est en préparation : diffusé à 20 000 exemplaires, il recensera 70 restaurants ou épiceries fines et 40 producteurs cantaliens qui les fournissent. Ce dossier est géré par Charlotte Roche, embauchée sous contrat de professionnalisation par l´association interconsulaire.

Promouvoir l´apprentissage

Evoquant les chantiers qui l´attendent durant les deux prochaines années, Christian Vabret a indiqué qu´outre l´implication dans la Maac, le Conseil interconsulaire va concentrer son action sur la mise en place d´études prospectives dans différents domaines : infrastructures, informations sur les entreprises, fiscalité locale et fiscalité liée aux entreprises, besoins de main d´oeuvre... "L´objectif étant d´une part de fournir aux présidents des compagnies consulaires les moyens d´exprimer les besoins des entreprises, d´assurer une veille stratégique et économique à destination de nos ressortissants et de permettre une expression politique conjointe des consulaires", expliquait M. Vabret. Enfin, il annonçait que le Conseil interconsulaire compte s´impliquer dans le programme national de promotion de l´apprentissage dont l´objectif est d´accroître de 40 % le nombre d´apprentis. A ce titre, des moyens considérables, dont les chambres consulaires comptent profiter, seront mis à disposition des régions dans le cadre du "contrat d´objectifs et de moyens" institué par le plan Borloo. Ils doivent permettre d´adapter l´offre de formation au regard des perspectives d´emploi dans les différents secteurs d´activité, sensibiliser les jeunes comme les entrepreneurs, améliorer la qualité des formations et les ouvrir sur l´Europe... "Il s´agit de garder nos jeunes au pays, de les qualifier et de leur trouver des emplois",?résumait?le?président Vabret.

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