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L’association des éleveurs de race salers passe parfaitement la seconde

Elle était à l’honneur ce week-end (lire également en page 6) avec le “départemental” qui s’est déroulé à Saint-Mamet, samedi et dimanche, réunissant un plateau de plus de 200 vaches.

Parmi les satisfactions du Départemental salers 2018, la venue en nombre du public.
Parmi les satisfactions du Départemental salers 2018, la venue en nombre du public.
© J.-M. A

Maxime Rougier, président de l’association cantalienne des éleveurs de race salers, affichait un large sourire dimanche. Sous le soleil, une dernière prise de parole venait conclure le Départemental 2018 à Saint-Mamet, le deuxième organisé par l’association après celui de l’an dernier à Riom-ès-Montagnes. “On s’était fixé pour objectif 220 animaux. Nous sommes à 205 donc de ce côté, l’objectif est rempli”, a expliqué le président. Même un peu plus limité par la place par rapport à l’an dernier, “tout s’est très bien passé et en plus, on a le temps avec nous”. Pour ne rien gâcher à la fête de la race salers, le public “a également été au rendez-vous des deux jours”.

Un tiers des éleveurs de l’association à Saint-Mamet

Pour le président, éleveur avant tout, “c’est vraiment une reconnaissance pour nous de voir autant de gens qui s’intéressent”. D’autant que certains en ont profité pour passer encore plus temps avec les agriculteurs au cours de la soirée organisée samedi soir. Entre jugement des sections le samedi, prix de championnat et prix spéciaux le dimanche, tout le monde était ravi. Autre satisfaction pour Maxime Rougier : 30 élevages étaient présents au concours “sur les 90 que compte l’association. C’est vraiment bien. Nous voulions aussi montrer aux gens que la salers est une race qui fonctionne bien tant en race pure qu’en croisement”, pointant du doigt la section de veaux croisés bien installés au fond de la Croix-Blanche. “C’est pas mal aussi pour la promotion, d’autant que nous avons une belle qualité de bêtes ce week-end.” Ce n’est pas Géraud Delpuech qui dira le contraire. Installé à Naucelles sur 20 hectares avec une dizaine de vaches, ce pluriactif, également comptable au CER France, est venu concourir, et plutôt bien d’ailleurs. “J’ai amené aujourd’hui cinq bêtes, dont trois qui iront au Sommet de l’élevage, dont celle qui vient d’avoir le rappel de championnat chez les vaches de 5-6 ans. J’ai aussi un taureau de deux ans, qui a été classé deuxième dans sa section samedi, et qui ira à Cournon.” Selon l’éleveur, ce qui prime avant tout dans ce genre de concours, “c’est le bassin. Moi, j’aime les jolis bassins et aussi tout ce qui est fonctionnel au niveau des pattes, et enfin la figure, les cornes... Cela agrémente bien quand elles ont une belle tête”. À l’image d’Iroise, habituée à la plus haute marche des podiums maintenant depuis trois ans. Amoureux de la salers, Géraud Delpuech estime également “qu’il faut vraiment privilégier le lait. Cela ne coûte pas cher d’avoir du lait naturellement. De fait, le veau pousse bien et à un coût très économique. Il ne faut pas penser que dans les troupeaux, nous n’avons que des vaches comme aujourd’hui”. Au-delà des échanges avec le public ou la profession, Géraud Delpuech n’en est pas moins pragmatique : “Il faut bien aussi qu’il y ait des retombées derrière. C’est coûteux un événement comme aujourd’hui, comme le National salers. Donc nous ne sommes pas là que pour faire de la représentation, il faut aussi faire du commerce sinon cela ne peut pas durer.”

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