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L’assemblée générale FDO : Communication et appuis aux éleveurs sont indispensables

Le vendredi 7 décembre, la fédération nationale ovine a aussi tenu son assemblée générale ordinaire.

Patrick Soury
Patrick Soury
© FDO

Le bilan d’activités a permis de faire le point sur les actions menées et de tirer aussi des perspectives pour l’année prochaine. Les Ovinpiades, tout d’abord, qui mettent en avant le métier d’éleveur de façon ludique auprès des élèves, en 2019, la fédération espère motiver plus d’élèves, tout comme lors des journées Inn’Ovin, en partenariat avec les lycées agricoles. «  Faire découvrir le métier et la filière est indispensable car elle est trop peu mise en avant dans les cursus scolaires, et pourtant elle peut séduire de nombreux porteurs de projets ! » explique Thierry Orcière, secrétaire général de la FDO. La fédération négocie également, chaque année, deux services pour les adhérents : un contrat groupe d’assurance contre les attaques par des chiens errants, avec Groupama et la vente groupée de laine. Chaque année, environ 20 à 22 tonnes de laine sont collectées, mais en 2018, ce sont 41 tonnes qui ont été commercialisées auprès de la société Arnaud, implantée à Mazamet. Les éleveurs ont malgré tout exprimé une crainte, à propos de la vente de la laine jareuse, majoritaire dans les tontes réalisées mais de moindre intérêt pour les acheteurs. Problématique partagée dans plusieurs zones en France, Patrick Soury, secrétaire général de la FNO, déplore le cercle vicieux de cette médiocre valorisation de la laine, et donc du peu de soins apportés à la laine lors de la tonte. Et si des débouchés pourraient se développer, les éleveurs français subissent encore un déficit de compétitivité, une laine lavée arrivée de Turquie vaut 1,50 € le kilo, lorsqu’elle en vaut en moyenne 50 cts à la collecte en France.
Pour Paul Bony, vice-président de la FDO : « vu la durabilité de la laine pour ses différentes utilisations, elle devrait pouvoir bénéficier d’un coup de pouce fiscal ».
Parmi les actions syndicales, la FDO a aussi participé le 15 septembre à l’action « Feux de la détresse », action européenne, organisée par l’USAPR (union de sauvegarde des activités pastorales et rurales) pour rappeler l’incompatibilité des activités pastorales et du loup. La fédération a aussi rappelé la création de la cellule de veille en Préfecture en avril 2018, comité auquel la FDO participe très activement. L’Assemblée s’est poursuivie avec l’intervention de Joël Juéry, chargé de mission à la FRSEA Auvergne.

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