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Larves d'altises dans les colzas, peu d'évolution

À la mi-décembre, une pression faible à normale en larves d'altises était dans l'ensemble constatée. Les températures sont fraîches depuis un mois, ce qui n'entraîne pour l'instant pas d'évolution remarquable sur le plan sanitaire. Pas d'inquiétude donc.

© Terres Inovia

L'hiver s'est installé depuis la période de Noël avec des températures plus froides que la normale jusqu'au 10 janvier. Désormais, un temps de saison domine avec des passages pluvieux plus ou moins marqués. Les sols sont humides dans de nombreux secteurs. Les modèles climatiques envisagent pour février des températures conformes à légèrement plus douces que la normale.

Larves d'altises : une pression faible à modérée en entrée hiver
À la mi-décembre, les retours du terrain -BSV et autres- indiquaient :
o un niveau d'infestation relativement faible (inférieur à 2 larves par plante en moyenne) par rapport aux 3 années précédentes dans les régions Centre-Val de Loire, Ile-de-France, Pays-de-Loire, Bretagne et Poitou-Charentes.  
o En Normandie, le risque était un cran au-dessus (autour de 3-4 larves par plante en moyenne.  
Bien-sûr, la présence de larves reste très variable selon les parcelles. Les parcelles dépassant les seuils de risques ont pu justifier des interventions insecticides sur la période novembre/décembre.  
Les biomasses élevées avant l'hiver (>1,2 à 1,5 kg/m²), les développements foliaires (pétioles longs), les bonnes fournitures en azote du sol et les plantes associées jouent cette année particulièrement en faveur de la culture. Les faims d'azote avant hiver semblent avoir été moins fréquentes cette année.

Quelle évolution de la pression depuis un mois ?
À ce jour, rien n'indique une forte amplification de la pression larvaire au regard des diagnostics réalisés en décembre. Contrairement aux 2-3 dernières campagnes, la météo apporte plus de confort de ce point de vue.
Le modèle qu'utilise Terres Inovia pour simuler les stades larvaires confirme en effet que les températures fraîches ou de saison ont bien freiné le développement larvaire depuis près d'un mois.

Y'a-t-il matière à préoccupation aujourd'hui ?
Non, les parcelles ayant fait l'objet d'une surveillance de la présence de larves d'altises jusqu'à la mi-décembre ou les parcelles ayant reçu une protection appropriée si nécessaire sur la période 15 novembre - 15 décembre, ne donnent a priori pas de raison de s'inquiéter dans la mesure où les infestations n'excèdent pas d'ici un mois 3-5 larves par plante (voire jusque 5-10 larves pour les très gros colzas bien alimentés).
Dans le cas où le dernier diagnostic du colza remonte à tout début novembre, et en l'absence de traitement insecticide depuis cette date, il est toujours plus prudent de s'enquérir en ce moment de l'état sanitaire du colza. Mais attention, la rentabilité d'un insecticide ciblant les larves d'altises en cette période de l'année est très aléatoire rendant cette intervention généralement peu pertinente. Les larves sont désormais peu mobiles en raison du froid. Selon leur stade, elles sont plus ou moins profondément logées dans les pétioles et donc peu atteignables directement par les produits.
Gardons à l'esprit que ce sont surtout les premières vagues de larves dans les colzas, c'est-à-dire celles majoritairement visibles en novembre/début décembre, qui créent potentiellement le plus de dommages au printemps, a fortiori si les conditions météo de sortie hiver contrarient les plantes.

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