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L’apiculture française en plein marasme

Après une récolte 2020 en demi-teinte, la récolte de miel 2021 s’annonce catastrophique, ont prévenu les syndicats apicoles. Explications en Lozère, où le syndicat apicole a décidé d’annuler son concours départemental des miels à cause, en partie, de cette mauvaise année.

Après une récolte 2020 en demi-teinte, la récolte de miel 2021 s’annonce catastrophique, ont prévenu les syndicats apicoles. Explications en Lozère, où le syndicat apicole a décidé d’annuler son concours départemental des miels à cause, en partie, de cette mauvaise année.
Après une récolte 2020 en demi-teinte, la récolte de miel 2021 s’annonce catastrophique, ont prévenu les syndicats apicoles. Explications en Lozère, où le syndicat apicole a décidé d’annuler son concours départemental des miels à cause, en partie, de cette mauvaise année.
© Marion Ghibaudo

« La saison 2021 restera dans les mémoires comme une année désastreuse », a publié dans un communiqué l’Unaf (union nationale de l’apiculture française), « les tonnages de récolte sont estimés entre 7 000 et 9 000 tonnes ». En 2020, la récolte s’était établie entre 18 000 et 20 000 tonnes.
Dans de très nombreuses régions à l’exception de quelques zones très rares, « les conditions climatiques se sont révélées particulièrement défavorables au printemps, et en été et les abeilles n’ont pas pu bénéficier des floraisons », a détaillé l’Unaf, pour expliquer cette mauvaise récolte.
L’hiver 2020-20201 a été relativement doux sur l’ensemble du territoire et dès les premiers beaux jours, les colonies d’abeilles ont repris leur activité. Les apiculteurs se sont alors réjouis d’une bonne sortie d’hivernage qui leur redonnait espoir.
En raison du bouleversement climatique, les conditions météorologiques se sont dégradées sur l’ensemble du territoire, n’épargnant aucune région. « De longues périodes de gel, de froid, de pluies ou de vent du nord, se sont succédées durant tout le printemps et une bonne partie de l’été », a noté l’Unaf, anéantissant les cycles de floraison avant qu’ils n’aient pu commencer, et empêchant les abeilles de butiner les fleurs essentielles à la fabrication du miel.
« Si les récoltes de colza se sont révélées médiocres dans la plupart des régions, les récoltes d’acacia, anéanties par les gelées tardives et les pluies, ont été nulles sur tout le territoire. Et pour certains apiculteurs, les gelées tardives les privent de récolte d’acacia pour la deuxième année consécutive », a énuméré l’Unaf. « Dans le Sud, les récoltes de printemps (romarin, thym, bruyère blanche ou garrigue), ont été nulles ou médiocres. Dans le Sud Est, hormis dans quelques secteurs défavorisés, la bonne récolte de miel de lavande a sauvé la saison car c’est l’un des rares miels produit au cours de cette année. Les récoltes de miel de châtaignier sont, elles, partout, souvent médiocres. En montagne, les miellées se sont avérées globalement mauvaises car souvent trop brèves. Comme dans l’est, celles de forêt ou de sapin sont quasiment nulles. La récolte de tournesol varie selon les bassins mais reste encore souvent décevante », a conclu l’Unaf. De mauvaises récoltes qui auront un impact sur les variétés de miel présentées aux consommateurs : si certains apiculteurs avaient encore du stock des années précédentes, et pourront les proposer à la vente, ils ne permettront pas aux apiculteurs de tenir toute l’année.

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