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L’alimentation des vaches laitières, levier de compétitivité ?

Compte tenu de la conjoncture et de l’extrême volatilité des prix, la production laitière doit être optmisée. Il faut valoriser au maximum les ressources fourragères de l’exploitation pour agir efficacement sur le coût alimentaire.

Cécile Le Douaré (à gauche) et Simon Lacombe ont évoqué l’intérêt de l’autonomie alimentaire pour les troupeaux laitiers. La pérennité de certains bassins laitiers étant en jeu, il faut trouver les moyens d’optimiser et de rentabiliser l’outil de production.
Cécile Le Douaré (à gauche) et Simon Lacombe ont évoqué l’intérêt de l’autonomie alimentaire pour les troupeaux laitiers. La pérennité de certains bassins laitiers étant en jeu, il faut trouver les moyens d’optimiser et de rentabiliser l’outil de production.
© Sandra Hartmann

Les stratégies d’alimentation retenues doivent être économes, tout en respectant des repères techniques. Elles doivent être simples à mettre en œuvre, le travail risquant de devenir un facteur limitant. C’est en deux mots le thème de la conférence donnée par le Cniel (centre national interprofessionnel de l’économie laitière). « Les bouleversements de la période post quota ne sont pas une surprise en soi, avance Cécile Le Douarée. Mais ces bouleversements se sont amplifiés se transformant en crise avec l’embargo russe et la volatilité des prix s’accentuant. » La crise s’est s’invitée sur les marchés européens et mondiaux. Si l’un des principaux fournisseurs du marché mondial coince, c’est tout le système qui flanche. De façon générale, en France, depuis des mois, le prix du lait est sans cesse tiré vers le bas et les charges restent à un niveau très élevées. En moyenne, actuellement, les producteurs de lait sont payés autour de 310 euros les mille litres. Contre 365 en 2014. Les compteurs sont loin d’être au vert. Dans l’adversité, les agriculteurs ont su gagner en technicité et en efficacité, la collecte nationale a augmenté de 6 % entre 2008 et 2013 avec des zones un peu plus en déprise que d’autres. Aujourd’hui, nous avons en moyenne un installé pour 3,8 départs. La pérennité de certains bassins laitiers est en jeu, il faut trouver les moyens d’optimiser et de rentabiliser l’outil de production. Cela peut passer par l’adhésion à un cahier des charges spécifiques. Entrant également dans des aspects qualifiés de maîtrisable par Cécile Le Douaré : « L’autonomie alimentaire, l’équilibre entre les besoins du troupeau et toutes les ressources fourragères potentiellement disponibles sur l’exploitation. » À ranger dans le non maîtrisable : la volatilité ou le contexte pédo-climatique. « Lorsque l’on parle d’autonomie alimentaire sur une exploitation, le choix du système fourrager est primordial. » Mais si l’on va un peu plus loin, cette autonomie alimentaire peut être raisonée selon trois facteurs. L’autonomie massique ave la quantité de matière sèche des aliments (fourrages et concentrés) ; l’autonomie énergétique avec les quantités d’énergies apportées par les aliments exprimées en unités fourragères (UFL). Et enfin, l’autonomie protéique avec les quantités de protéines apportées par les aliments exprimées en MAT (teneur matières azotées totales). L’alimentation des vaches laitières est un vrai levier de compétitivité.

La suite dans le Réveil Lozère, page 10, édition du 15 octobre 2015.

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