Lait : Le prix fond comme neige au soleil
En cette période hivernale, le constat est sans appel : le prix du lait de vache fond, lui aussi, comme neige au soleil. L’année 2025 restera historique en matière de prix du lait.
En cette période hivernale, le constat est sans appel : le prix du lait de vache fond, lui aussi, comme neige au soleil. L’année 2025 restera historique en matière de prix du lait.
Pourtant, pour les producteurs, cette « année exceptionnelle » devrait devenir la norme. Avec un prix de base moyen supérieur à 450 € pour 1 000 litres, 2025 a redonné de l’élan à la filière laitière : motivation retrouvée, projets d’investissement pour améliorer les conditions de travail, et espoir d’un revenu plus en adéquation avec une astreinte quotidienne lourde.
Mais cette embellie aura été de courte durée. Aujourd’hui, le prix chute de plus de 60 € pour 1 000 litres. C’est un affront pour les producteurs laitiers ; il doit être stoppé au plus vite, alors même qu’ils ont su répondre présents lorsqu’il a fallu produire davantage.
Dans le même temps, les entreprises de transformation sont en pleine négociation avec la grande distribution. Celle-ci refuse aujourd’hui toute hausse des produits laitiers, sous prétexte d’une baisse des coûts de production. Cet argument est totalement faux.
Si la loi Égalim a permis d’intégrer les coûts de production dans la construction du prix du lait, ce sont désormais les charges de structure – bâtiments, matériel, investissements – qui pèsent lourdement sur les exploitations. Les négociations commerciales françaises avec la grande distribution constituent donc la seule véritable alternative pour 2026 afin de maintenir un prix du lait rémunérateur pour les producteurs.
Nous serons particulièrement vigilants à ce qu’il n’y ait pas de lait de consommation demi-écrémé vendu à moins de 1 € le litre en rayon. Rappelons que 5 centimes d’euro supplémentaires payés par le consommateur représentent 50 € de plus pour 1 000 litres pour le producteur, à condition que les marges soient équitablement réparties.
En 2026, la grande distribution doit impérativement accepter les hausses tarifaires demandées par les transformateurs afin de garantir une année plus sereine et dynamique aux producteurs, condition indispensable au renouvellement des générations. JA et FDSEA exigent que ces hausses soient acceptées et, surtout, qu’elles soient intégralement reversées aux producteurs. Une baisse annoncée de 50 € pour 1 000 litres en 2026 par rapport à 2025, c’est tout simplement le revenu de l’éleveur qui disparaît.
Enfin, toutes les entreprises de transformation n’ont pas formulé les mêmes demandes de revalorisation tarifaire. Nous resterons donc attentifs, dans un second temps, à l’évolution du prix du lait au sein de chaque entreprise.