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L’agrivoltaïsme : Un bouclier climatique pour les élevages et les parcelles agricoles

L’agrivoltaïsme est une technologie française innovante qui associe agriculture et photovoltaïque. Elle protège les cultures face aux aléas climatiques, tout en produisant de l’électricité verte. Une installation est dite agrivoltaïque si elle est située sur une parcelle agricole en activité, et qu’elle rend un service direct à l’agriculture. 

© Sun Agri

L’élevage et l’agriculture en première ligne face au changement climatique 

En France, les effets du réchauffement climatique sur l’élevage et l’agriculture ne sont plus une projection lointaine, mais une réalité quotidienne. Selon un sondage réalisé par l’entreprise Sun Agri en début d’année auprès de plusieurs milliers d’agriculteurs, 90 % des éleveurs ont subi un aléa climatique majeur au cours des trois dernières années. 

Parmi eux, la moitié a enregistré des pertes de production dépassant 20 %, un chiffre qui illustre l’urgence de s’adapter. 

La production fourragère estivale, essentielle pour nourrir les troupeaux, est particulièrement touchée. Les épisodes de stress thermique et les “creux” de production, de plus en plus fréquents, obligent les éleveurs à recourir à des fourrages complémentaires, alourdissant les coûts et fragilisant la rentabilité des exploitations. 

71 % des éleveurs interrogés estiment que le changement climatique aura un impact considérable sur leur métier dans les dix prochaines années — un signal fort de la nécessité d’agir sans tarder. 

L’agrivoltaïsme : une solution d’adaptation encadrée par la loi 

Selon l’entreprise Sun’Agri, l’agrivoltaïsme représente aujourd’hui une voie crédible pour atténuer les effets du climat sur les cultures et les élevages. 

Contrairement aux idées reçues, cette pratique ne se limite pas à la production d’énergie solaire : elle place l’agriculture au cœur de son modèle, avec pour objectif premier d’apporter des services concrets aux exploitations

La loi APER de mars 2023 a d’ailleurs ancré cette priorité dans le droit français. 

Elle définit l’agrivoltaïsme comme une activité où la production agricole reste l’objectif principal, la production énergétique étant secondaire. 

Les installations doivent prouver qu’elles apportent un service direct à la parcelle, qu’il s’agisse d’adaptation au changement climatique, de bien-être animal, ou de maintien d’une production significative. 

Des bénéfices concrets pour les éleveurs et les cultures 

Les retours d’expérience montrent que l’agrivoltaïsme peut jouer un rôle clé dans la résilience des exploitations : 

• Protection des cultures et des animaux : les panneaux solaires, installés en hauteur, créent des zones d’ombre qui limitent le stress thermique pour les bêtes et préservent l’humidité des sols. 

• Maintien de la productivité : en régulant les températures, ces installations permettent de stabiliser les rendements fourragers, même lors des pics de chaleur. 

• Diversification des revenus : la vente d’électricité solaire offre une source de revenus complémentaire, sans empiéter sur les surfaces agricoles. 

50 % des éleveurs interrogés par Sun Agri envisagent de s’équiper pour faire face au changement climatique, et plus de la moitié est déjà engagée dans cette démarche. 

Pour Sun Agri, l’agrivoltaïsme, grâce à son cadre légal clair, apparaît comme une solution structurante, compatible avec les enjeux de souveraineté alimentaire et de transition énergétique. 

Un avenir à construire ensemble 

Toujours selon Sun Agri, si l’agrivoltaïsme ne constitue pas une réponse universelle — son efficacité dépend des climats, des types d’élevage et des cultures — il offre une piste concrète pour concilier adaptation climatique et pérennité des exploitations. 

Les pouvoirs publics, les coopératives agricoles et les acteurs de la filière ont désormais un rôle à jouer pour accompagner les éleveurs dans cette transition, en garantissant que les projets respectent bien la primauté agricole imposée par la loi. 

Comme le souligne un éleveur interrogé lors du dernier Sommet de l’élevage : 

On ne peut plus attendre. Il faut innover pour protéger nos terres et nos bêtes, tout en assurant l’avenir de nos fermes. » 

L’agrivoltaïsme pourrait bien être l’un des piliers de cette innovation. 

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