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L'agriculture irlandaise mise sur l'export

Frappée de plein fouet par la crise économique de 2007-2008, l'Irlande s'est tournée vers l'agriculture et les exportations agroalimentaires pour redresser son économie.

Quatre-vingt-cinq pourcents de la surface agricole du pays est composée de pâturages permanents, un atout indéniable pour la production de lait et de viande bovine.
Quatre-vingt-cinq pourcents de la surface agricole du pays est composée de pâturages permanents, un atout indéniable pour la production de lait et de viande bovine.
© Actuagri

« L'histoire de l'industrie alimentaire irlandaise est une histoire intéressante : celle d'un véritable voyage depuis la famine jusqu'à devenir un pays produisant aujourd'hui dix fois ce dont sa population a besoin. » Simon Coveney, ministre irlandais de l'Agriculture, de la Marine et de l'Alimentation, ne cache pas son enthousiasme face au développement de la filière agroalimentaire de son pays. Le ministre est fier de témoigner du rapport particulier entretenu par les Irlandais vis-à-vis de la nourriture, « une connexion émotionnelle », liée à la famine de la deuxième moitié du xixe siècle qui a poussé 2 millions de personnes à l'exil. Le pays a choisi de miser sur l'agriculture pour sortir de la crise économique et exporte aujourd'hui près de 90 % de sa production, palliant la faiblesse d'un marché intérieur limité à 4,6 millions d'habitants. Entre 2009 et 2013, les exportations agroalimentaires ont progressé de 40 % pour atteindre 10 milliards d'euros. La dynamique s'est poursuivie l'année dernière avec 4 % de croissance, croissance que le ministre veut appuyer sur « la réputation, la qualité et la durabilité ». Dans ce défi, l'Irlande peut compter sur « un avantage compétitif naturel que l'on peut résumer en un mot, l'herbe », poursuit Simon Coveney. Quatre-vingt-cinq pourcents de la surface agricole du pays est composée de pâturages permanents, un atout indéniable pour la production de lait et de viande bovine. Disponible près de 300 jours par an grâce à un climat humide et doux propice à sa pousse, l'herbe est pour les éleveurs une protection contre la volatilité des prix de l'alimentation animale. « Nous faisons pousser de l'herbe plus efficacement que n'importe quel autre pays du monde et c'est là-dessus que nous voulons construire notre industrie agroalimentaire », souligne le ministre qui voit dans cet avantage naturel la clé de la compétitivité agricole irlandaise. Le pays souhaite porter à 12 MdEUR le montant en valeur de ses exportations, augmenter de 50 % les productions laitière et porcine et de 20 % les productions de viandes bovine et ovine. Il s'appuie sur les opportunités offertes par la demande croissante des pays tiers.

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 10 septembre 2015.

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