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L´agriculture fait les frais de l´explosion des populations de cervidés

L´explosion des populations de cervidés en plusieurs points du département devient insupportable pour les agriculteurs, qui demandent une réduction des populations.

Le cerf fait la joie des touristes et?des?photographes?au moment du brame, chaque automne. Il est l´objet de superbes trophées pour les chasseurs. Aujourd´hui, il est difficile de ne pas apercevoir le seigneur de nos bois et ses hardes du côté de la Pinatelle de Chalinargues, les vallées de l´Alagnon et de la Truyère ou encore sur le massif cantalien. La pression est devenue telle dans certains secteurs que les dégâts causés sur les plantations forestières ne permettent plus leur régénération. Le cerf sort aussi de la forêt pour trouver sa nourriture sur les terres agricoles, voire dans les potagers, à quelques pas des habitations. Cette situation est aujourd´hui dénoncée par les agriculteurs du canton d´Allanche. "Certains jours, je peux observer jusqu´à 80 animaux sur mes parcelles", témoigne l´un d´entre eux, Georges Chalier, excédé par les dégâts à répétition sur ses terrains.?

Une pétition est lancée

Plusieurs?exploitants autour de la réserve de Roche-Grande tirent la sonnette d´alarme face à l´explosion des populations sur le canton. "Nous rencontrons de gros soucis sur Allanche, Sainte-Anastasie, Peyrusse, Joursac, Vernols et Charmansac", remarque Hubert Marcombe, délégué cantonal de la FDSEA. Le syndicat prend très au sérieux ce problème qui semble s´intensifier sur le Cézallier, mais aussi autour de Chaudes-Aigues. Les agriculteurs ont fait le point de la situation à Maillargues d´Allanche après avoir lancé une pétition et demandé à rencontrer le directeur départemental de l´agriculture. Selon les derniers comptages, la population de cervidés sur le secteur de la vallée de l´Allanche, de Sainte-Anastasie à Allanche, serait de 150 à 200 animaux dont 90 % de femelles. Ces hardes proviendraient d´un déplacement naturel depuis le coeur du massif de la Pinatelle observé depuis quelques années, souligne un rapport de la Fédération départementale des chasseurs.

"Ils ne laisseront rien des premières pousses d´herbe"

Désormais, les animaux n´hésitent pas à s´aventurer jusqu´aux portes du village. "Nous les avons en permanence ici, déplore Benjamin Champaix. Ils ne laisseront rien des premières pousses d´herbe au printemps". "Sur Allanche, ce problème des cerfs s´ajoute à ceux des rats taupiers et des sécheresses à répétition, déplore Christian Guy, vice-président de la FDSEA. Nous ne pouvons plus le tolérer et demandons un plan de régulation permettant de retirer 80 % des cervidés du secteur avant le printemps et la sortie des bovins. L´administration, qui fixe les plans de chasse, doit prendre en compte immédiatement ce nouveau problème agricole et faire en sorte qu´il n´apparaisse pas ailleurs. Un compromis doit être trouvé avec les chasseurs pour mieux gérer la présence du cerf dans le Cantal". En effet, les chasseurs sont montrés du doigt pour avoir laissé exploser les populations de gibier. "Nous les acceptons sur nos terres, mais cela ne doit pas se faire à notre détriment parce que certains voudraient en tirer un profit", dénonce Christian Mazel, qui s´inquiète de l´évolution sur la commune de Laveissière. D´autres craignent des incidences sanitaires sur les bovins.

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