Économies
L’agriculture de précision pour réduire la facture
Équipé du système Massey-Ferguson “Section” et “Rate Control”, le Gaec de Palisse à Saint-Mamet (15) gagne en précision, en confort de travail et en efficacité économique.
Équipé du système Massey-Ferguson “Section” et “Rate Control”, le Gaec de Palisse à Saint-Mamet (15) gagne en précision, en confort de travail et en efficacité économique.
Au Gaec de Palisse, l’autoguidage du tracteur devient un levier d’efficacité
À l’heure où chaque euro compte, le Gaec de Palisse, à Saint-Mamet-la-Salvetat, dans le Cantal, mise sur une technologie de précision pour limiter les coûts. Une stratégie qui s’ajoute à d’autres leviers d’économies déjà bien ancrés dans le fonctionnement de l’exploitation.
On ne tient pas le volant, c’est l’autoguidage qui conduit !" — Sylvain Volpilhac, associé du Gaec de Palisse.
Pour les deux associés, Sylvain Volpilhac et Enzo Chevalier, les économies commencent avant même de monter dans le tracteur. Sur les 180 hectares de surface agricole utile, l’essentiel est consacré aux prairies naturelles ou temporaires. Dix hectares de céréales et huit de maïs ensilage permettent d’assurer une large part de l’alimentation des animaux. L’autonomie fourragère constitue ainsi l’un des premiers postes d’économie de l’exploitation.
Une organisation pensée pour réduire les coûts
Côté matériel, le recours à la [LIEN : Cuma] contribue également à limiter partiellement les investissements, même si les travaux de fenaison sont réalisés avec du matériel en propriété. Mais l’outil qui attire aujourd’hui le plus l’attention est sans doute le tracteur équipé d’un système d’autoguidage, sans abonnement. Une opportunité saisie auprès des établissements Pagès lors du renouvellement du matériel.
"Nous avons acheté ce tracteur avec 300 heures au compteur et il était déjà équipé", explique Sylvain Volpilhac. Depuis, les deux associés ne reviendraient pas en arrière. "Quand on y a goûté, on ne peut plus s’en passer ", assure Enzo Chevalier. Auparavant, les apports d’engrais étaient réalisés à l’aide d’une simple barre de guidage. Un système bien moins précis. Désormais, l’autoguidage permet d’éviter les recouvrements. "Aujourd’hui, on a la certitude de zéro doublon. Et au prix où est l’engrais, il faut être attentif à ce que l’on fait."
Autoguidage, carburant : un gain de temps et d’argent
Quand on y a goûté, on ne peut plus s’en passer ." — Enzo Chevalier, deuxième associé du Gaec.
Les gains ne concernent pas uniquement les intrants. La précision des passages permet aussi de réduire la consommation de carburant — estimée à -12 % selon Massey Ferguson — et de gagner du temps. L’ensemble des économies reste difficile à chiffrer précisément, mais les éleveurs sont sûrs que le surcoût, même en cas d’achat optionnel, sera rapidement rentabilisé. Le système accompagne l’ensemble des travaux du sol : préparation, semis de céréales ou de maïs, apport d’engrais et même fauche.
"On peut commencer par le milieu pour laisser fuir le gibier, on est toujours bon ", souligne Sylvain Volpilhac. "Et très régulier, jamais de recroisement", ajoute son associé.
Au Gaec de Palisse, la technologie accompagne l’agriculture du quotidien
Lors d’une démonstration, Enzo Chevalier pilote l’ensemble depuis un écran tactile installé dans la cabine et relié à une discrète antenne ronde et plate fixée sur le toit. "Il suffit de renseigner les caractéristiques de l’outil, sa largeur de travail et sa position par rapport au tracteur." Le système prend ensuite en compte les pentes, les dévers ou encore les obstacles rencontrés sur la parcelle.
Au Gaec de Palisse, l’autoguidage n’est d’ailleurs pas le seul outil connecté mis au service de l’efficacité. L’exploitation dispose également de caméras de surveillance des animaux ainsi que d’un détecteur de chaleurs. Autant d’équipements qui facilitent le travail quotidien des deux associés.
La production du Gaec : À Saint-Mamet-la-Salvetat, le Gaec de Palisse réunit deux associés, Sylvain Volpihac et Enzo Chevalier. L’exploitation compte 90 mères de race aubrac en production de broutards de race pure. Lors de l’installation d’Enzo Chevalier, hors-cadre familial, les associés ont choisi de diversifier leur activité avec la création d’un atelier volailles. Poulets, pintades, canettes et volailles festives en fin d’année représentent aujourd’hui entre 40 et 50 abattages par semaine. La commercialisation s’effectue principalement auprès des particuliers et de restaurateurs locaux, sur commande au 06 83 40 22 21 ou au 06 75 93 54 78, ainsi que via la page Facebook dédiée. Les retraits ont lieu essentiellement le mercredi après-midi, après l’abattage réalisé la veille.