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« L’agriculture, c’est la vie des territoires ruraux »

Jeudi 17 novembre, à Aumont-Aubrac, se tenait le colloque « Avec l’Europe, quel avenir pour l’agriculture et les territoires de montagne ? » organisé par l’association d’appui au programme de développement de la Lozère. Objectifs : évoquer les grandes lignes des programmes européens de développement rural et de la Pac post 2020.

L'aide de l'Europe est indispensable dans le département.
L'aide de l'Europe est indispensable dans le département.
© Le Réveil Lozère

Un programme européen de développement rural court jusqu’à 2020. Pour Michel Kopp, membre de l’association d’appui au programme de développement rural de la Lozère, « il paraît utilise de présenter les plus-values apportées au territoire des mesures de ces programmes, et de définir des perspectives pour l’avenir, la prochaine génération de programmes étant pour 2020. » Trois axes ont été définis pour tenter de répondre à cette problématique : la Pac et le pastoralisme, le réchauffement climatique et l’autonomie des exploitations, l’attractivité et le développement local. La Pac est un enjeu majeur pour le développement des territoires ruraux. « Il ne faut surtout pas attendre que Bruxelles fasse des propositions, affirme Éric Andrieu, eurodéputé et premier vice-président de la commission agricole du Parlement européen. Il faut une autre politique tenant compte des mutations de l’agriculture dans laquelle la place de la montagne est essentielle. » Aux origines de la Pac, ce sont d’abord les grandes exploitations qui ont été accompagnées, l’Europe se trouvant dans un modèle productiviste : au sortir de la guerre, il fallait produire pour nourrir une population qui avait faim. « D’autres pays, la Chine ou l’Inde notamment, sont meilleurs que nous en production intensive. Il faut sortir de ce modèle ou des départements comme la Lozère sont en danger. » La Pac défendue par Éric Andrieu repose un modèle alimentaire (le manger mieux pour une meilleure santé publique), l’environnement et le climat et les territoires, « cela implique des moyens publics spécifiques, des politiques d’installations différentes, et des aides adaptées aux zones de montagne ». Discours dans lequel se retrouve Christine Valentin, la présidente de la chambre d’agriculture, « sans ICHN, il n y a pas d’agriculture de montagne, cette indemnité permettant de compenser les handicaps liés aux zones difficiles. » Idem pour les aides à l’installation, les aides à l’investissement ou les mesures agroenvironnementales pour les exploitations s’engageant dans le développement des pratiques agricoles combinant performance économique, sociale et environnementale. « L’agriculture, c’est la vie des territoires ruraux », plaide-t-elle. Cela implique la question du pastoralisme, pratique agricole ancrée dans le département. En filigrane, le réchauffement climatique et l’adaptation des exploitations. Avec le déplacement de la zone méditerranéenne, l’évolution climatique est une réalité. Les agriculteurs doivent adapter leur conduite d’exploitation. Plusieurs leviers s’offrent à eux : amélioration des méthodes de cultures, faire des méteils, plus de luzerne pour aller chercher des protéines ; amélioration foncière et pastorale via par exemple la reconquête d’espaces boisés ; amélioration de la ressource en eau avec des retenues collinaires permettant de stocker de l’eau ou l’irrigation par aspersion ou gravitaire. Autant de pratiques agricoles concourant à la préservation et au dynamisme des territoires. Les financements européens contribuent eux aussi au dynamisme des territoires.

La suite dans le Réveil Lozère, page 5, édition du 24 novembre 2016, numéro 1385.

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