Aller au contenu principal

Production
« L'agriculture bio doit être économique et pragmatique »

Les concertations régionales concernant le programme « Ambition Bio 2017 » se sont déroulées à l'Hôtel de Région à Limoges.

De gauche à droite : Joël Soursac, Jouany Chatoux, Bruno Gausson et Jean-Philippe Viollet.
De gauche à droite : Joël Soursac, Jouany Chatoux, Bruno Gausson et Jean-Philippe Viollet.
© La Creuse agricole et rurale

Après la mobilisation collective en 2012 pour que les candidats à l'élection présidentielle « osent la bio », le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé un programme « Ambition Bio 2017 » pour la mandature de François Hollande. Les travaux préparatoires ont commencé à la rentrée 2012 et doivent s'achever au printemps prochain.
En Limousin, l'ensemble des acteurs de la filière se sont réunis à l'Hôtel de Région pour revoir les six grands axes de travail du programme régional qui remonteront prochainement au niveau national et qui alimenteront le programme « Ambition Bio 2017 ». La région compte aujourd'hui 488 exploitations en agriculture biologique qui occupent 25 429 hectares, soit 3 % de la SAU. « L'objectif serait de doubler la SAU d'ici fin 2017, en combinant production, transformation et commercialisation », commence le conseiller régional en charge de l'agriculture, Claude Trémouille.

Un choix personnel
Parmi les six grands axes de travail retenus, celui du développement de la production. Pour la FRSEA du Limousin, qui a participé activement à l'élaboration du programme régional, le développement de l'agriculture bio passe en priorité par l'augmentation de la consommation des produits bio, qui générera un marché rémunérateur pour les producteurs - ceux en place et ceux à venir - et une meilleure organisation de la filière. « Notre volonté est de prôner la cohabitation des modes de production, sans les opposer. Nous soutenons un développement harmonieux et non dogmatique. Le Bio doit rester un choix personnel du chef d'exploitation et non contraint par la nature de la zone d'installation », explique le président de la FRSEA, Bruno Gausson. À ce titre, en ce qui concerne la question de l'installation et de la transmission, le syndicat régional considère que l'appui technico-économique des producteurs bio doit être une priorité et qu'il doit être dévolu aux Chambres d'agriculture et aux coopératives.
Un autre axe de travail majeur concerne la structuration des filières. « Les productions bio ne doivent pas rester à l'écart des autres filières longues mais s'inclure dedans. Nous pensons qu'il faut passer à une économie et une logistique plus modernes et que les producteurs soient davantage impliqués dans les systèmes spécifiques de distribution coopératifs afin que leur voix soit aussi prépondérante que celle des consommateurs. En Limousin, nous avons l'exemple de la démarche « Manger Bio Limousin » qui s'inscrit dans cette logique pragmatique et économiquement viable », précise Bruno Gausson.

[...]
La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 8 mars 2012.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière