Aller au contenu principal

L’agriculteur, un entrepreneur presque comme les autres

Sylvain Girard, Nouveau président du Cerfrance Terre d’Allier

© Cerfrance Terre d'Allier

Vous êtes, depuis le conseil d’Administration du 14 juin dernier, le nouveau président de Cerfrance Terre d’Allier, succédant ainsi à Thierry Lafarge.
D’où venez-vous ?

Je suis agriculteur à Gannay-sur-Loire, au nord-est du département. Je suis installé depuis 1995 en polyculture-élevage sur 280 hectares de SAU, dont la moitié en herbe. D’abord installé en GAEC avec mon père, je suis en EARL depuis son départ en retraite et j’emploie un salarié à plein temps sur la ferme. Je suis à la tête d’un troupeau de bovins charolais d’une centaine de vêlages et je cultive du colza, du blé, de l’orge et du maïs irrigué. Cela fait 18 ans que je suis élu à Cerfrance : administrateur, membre du bureau (voir la composition ci-après), vice-président et aujourd’hui président.

On observe que, dans l’Allier, Cerfrance Terre d’Allier est très souvent présidé par un agriculteur. C’est un hasard ?

Non, c’est logique en fait. Le conseil d’administration se compose à deux tiers d’agriculteurs, le tiers restant étant des ACS (artisan, commerçant, prestataire de service, NDLR). Cette prédominance du monde agricole est traditionnelle chez nous mais cette proportion tend à se modifier du fait de la baisse du nombre d’exploitants agricoles. Notre vocation est d’être un centre de comptabilité et nous avons su nous enrichir d’une offre complète de conseils (économique, social, juridique et environnemental …) pour répondre aux besoins de nos 4 600 adhérents. Nous sommes d’ores et déjà  en capacité d’offrir une palette de prestations élargie et adaptée aux chefs d’entreprises. Nous considérons nos adhérents agriculteurs d’abord comme des entrepreneurs.

Chefs d’entreprises à qui vous proposez des prestations innovantes …

Oui, nous rentrons toujours chez l’agriculteur par le prisme de la comptabilité. A partir de là, nous proposons une série de prestations et de conseils allant du coaching à l’expertise comptable. Encore une fois, l’agriculteur est, pour nous, un chef d’entreprise avant tout à qui nous avons envie de proposer une nouvelle approche pour lui permettre de prendre de la hauteur sur son activité afin qu’il puisse se poser les bonnes questions et aller dans le bon sens.

Du coaching ?

Oui, l’idée est d’accompagner nos adhérents tant sur le plan humain qu’économique quelle que soit leur situation. L’objectif est de les aider à garder le lien entre leur entreprise et leur vie, de les aider à anticiper ou gérer d’éventuelles mauvaises passes pour pérenniser leur activité professionnelle. Cette notion fait partie intégrante de notre culture associative.

Sur la partie installation, l’année 2017 entrainait un partenariat
avec la Chambre d’agriculture …

Il ne sert à rien d’être en concurrence frontale sur ce sujet-là dans le contexte actuel. L’ambition de ce partenariat est de mutualiser nos moyens pour offrir nos compétences respectives aux porteurs de projet. Nous plaçons le service aux agriculteurs avant tout.

Propos recueillis par Marie Renaud

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière