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L'Agneau fermier des Pays d'Oc a soufflé ses 30 bougies

Dans l'amphithéâtre de Rodez, élus et éleveurs se sont retrouvés le temps d'une soirée vendredi 22 juillet. Le temps de faire le point sur ces trois décennies écoulées. Le temps de réfléchir à l'état de la filière.

Les intervenants François Purseigle, sociologue à l'Ensat, Philippe Alazars responsable chez Bigard, Gilles Bernant, président de l'Agneau fermier des Pays d'Oc et Jean-Pierre Arcoutel, président de Coop de France Occitanie.
Les intervenants François Purseigle, sociologue à l'Ensat, Philippe Alazars responsable chez Bigard, Gilles Bernant, président de l'Agneau fermier des Pays d'Oc et Jean-Pierre Arcoutel, président de Coop de France Occitanie.
© Jérémy Duprat

Après une heure de discussions amicales et de retrouvailles dans le vestibule, la centaine de personnes présentes s'est déplacée vers le gymnase adjacent, à la recherche d'une place dans les gradins aux alentours de 19 heures. René Debons, de tous les bons coups, présente la soirée et introduit le président de l'Agneau fermier des Pays d'Oc, Gilles Bernat. Une série de remerciements est d'abord destinée aux élus présents ou à leur représentant : Jean-Claude Anglars, Arnaud Viala et Carole Delga. « Je suis très ému et heureux de vous trouver si nombreux ici. 30 ans, c'est l'âge de la maturité. Une belle histoire que nous allons vous raconter ce soir. Et j'espère une belle soirée que nous vous avons préparée. Cette histoire a commencé à s'écrire grâce à un groupe d'éleveurs, de représentants d'OP et d'abatteurs, tous motivés par un contexte difficile. Après 30 ans, notre label rouge est devenu le premier label rouge de France en agneau », se réjouit Gilles Bernat.

Camion hongrois
Le président laisse ensuite sa place à Éric Lagarde, directeur du label rouge, qui entre en scène pour présenter l'histoire de l'Agneau fermier des Pays d'Oc. Une histoire dans laquelle les races rustiques prennent une place particulière. « Il était une fois les fermiers du Pays d'Oc », introduit Éric Lagarde. « À une époque, nous voulions obtenir l'IGP. Sauf que c'est compliqué de travailler avec l'INAO, ils ont une rigueur que nous n'avons pas. Il était impossible de leur faire entendre que l'Occitanie soit le territoire que nous définissions comme le pays de la langue d'Oc. Mais passons ! Tout a commencé par l'agneau du Quercy. En 1982, nous détournions un camion d'agneaux provenant de Hongrie pour faire prendre conscience de notre situation catastrophique : nous n'arrivions plus à vendre nos agneaux. De là est née la première démarche, à l'initiative du Lot », narre le directeur.

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