Aller au contenu principal

Laëtitia Birolini, la musher de Pailherols bientôt sur les pistes

Laëtitia Birolini, propose de faire découvrir le Cantal autrement. Laissez-vous guider sur son traîneau tracté par ses chiens nordiques à la manière des grands explorateurs.

Laëtitia Birolini, aux côtés de l’un de ses douze chiens nordiques.
Laëtitia Birolini, aux côtés de l’un de ses douze chiens nordiques.
© V.I.

Elle est en train de réaliser son rêve. Un rêve qu’elle compte bien faire partager aux autres. À seulement 32 ans, Laëtitia Birolini s’apprête à devenir musher. Elle emmènera ses premiers passagers le 4 février à travers les monts du Cantal autour de Pailherols. Une commune de près de 150 habitants où elle a posé ses valises il y a moins d’un an avec son compagnon, Nicolas Bachelet. Un “petit coin de paradis” pour elle et ses douze chiens nordiques, situé au cœur du parc naturel régional des volcans d’Auvergne. Tout commence il y a quelques années, lorsqu’elle décide de s’offrir deux chiens. Jorki et Jérico, des huskys âgés de 2 mois et demi. “Ils m’accompagnaient partout lorsque je partais faire du sport. Puis je me suis amusée à les atteler à mon VTT.  Ils se sont très vite pris au jeu. Ils adoraient ça !” Le grand air, le silence, la liberté, des paysages incroyables différents selon les saisons. Laëtitia Birolini découvre de nouvelles sensations et une autre manière de découvrir le Cantal. Elle vit un rêve éveillé. Depuis ce jour-là, plus rien ne sera jamais comme avant. Elle qui justement voulait “mettre un peu de piment dans sa vie...”.

Une meute de “grands sportifs”

La Pailherolaise n’a plus qu’une idée en tête : proposer des balades en chiens de traîneau. Le couple achète alors d’autres canidés. Aujourd’hui, ils sont douze. Sept huskys (pour les lignées de travail) et cinq alaskans (des chiens croisés qui apportent la vitesse). La petite dernière, c’est Chaussette, âgée de 2 mois et demi. Elle peut compter sur Jérico, le chef de la meute, si les autres viennent la titiller. “Jérico, c’est le protecteur des chiots”, précise-t-elle. Régulièrement, elle part s’entraîner sur le domaine skiable de Pailherols géré par l’association locale Les Flocons verts.

 

Diplôme d’État

S’il y a eu un vide juridique concernant la législation ces dernières années, le Syndicat national professionnel des conducteurs de chiens attelés (Synapcca) et le Centre de formation professionnelle et de promotion agricole de Die (CFPPA) proposent une formation visant à la professionnalisation des mushers transporteurs. Laëtitia Birolini est en train de passer le Sil musher, qui lui permettra de transporter des personnes sur terre comme sur neige. Depuis le mois de septembre et pour une durée de cinq mois, elle est en formation continue avec des mushers diplômés d’État. Une formation complète qui mêle la théorie à la pratique et emmène les stagiaires de massif en massif pour se familiariser aux différents terrains. Après les Pyrénées et la Savoie, l’Ardèche sera sa prochaine étape, au mois de janvier. “Je vise ensuite le diplôme d’État (DE) qui me permettra notamment de proposer d’autres activités comme le cani-rando, le cani-raquettes ou cani-VTT.”

Changement de vie radical

Elle part la semaine, puis retrouve son compagnon et ses chiens chaque week-end. Son patron, à la fromagerie Bonal de Pailherols, lui a accordé une trêve de sept mois afin qu’elle puisse réaliser son rêve. “J’ai une chance incroyable. Si mon projet abouti, il aura contribué à cette réussite”, répète-t-elle. En son absence, c’est Nicolas Bachelet qui prend le relais. Communication, site internet : la vitrine de Cantal mushing, c’est lui. Cette aventure est aussi devenue la sienne. “Dès le mois de juin, je m’y consacrerai entièrement.” Un changement de vie radical pour celui qui a été professeur de mathématiques dans l’Éducation nationale et photographe professionnel. Entre le démarchage auprès des prestataires touristiques, les inscriptions (le mois de février est complet et plusieurs réservations ont été faites pour début mars), et les soins aux chiens, Nicolas Bachelet a des journées bien remplies. Et envisage lui aussi de passer les mêmes diplômes que sa compagne. Cantal mushing démarrera officiellement le 4 février 2017. Avec, au choix, une balade en traîneaux pour vivre une aventure à la manière des grands explorateurs, ou une balade en kart à roues lorsque la neige n’est plus là.

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière