Aller au contenu principal

L’activité d’étalonnage sera transférée à un collectif ou au secteur privé

Créée sous Colbert, l’institution cherche à s’adapter à un monde plus moderne. Les Haras nationaux se détachent du secteur concurrentiel qu’est l’étalonnage.

La stabulation qui abrite les étalons a été entièrement reconstruite après l’incendie criminel de juillet 2008.
La stabulation qui abrite les étalons a été entièrement reconstruite après l’incendie criminel de juillet 2008.
© RSA

La stabulation, les espaces techniques et laboratoires sont flambants neufs. Au cœur des Haras d’Aurillac, on y pratique l’insémination animale, dont celle des chevaux de traits. Mais lors de l’inauguration de ce nouvel équipement, la direction nationale des Haras a clairement précisé vouloir transférer cette activité d’ici fin 2014. C’est le message, accueilli sans enthousiasme, qu’est venu délivrer, samedi matin à Aurillac, Philippe de Guénin, directeur général de l’Institut français du cheval et de l’équitation. “Parce que le cheval notamment de races lourdes fait partie du patrimoine du Cantal, le Conseil général ne peut pas se désintéresser de l’avenir du site”, affirme Vincent Descœur, président de l’assemblée départementale. “Mais si pour maintenir cet outil de proximité, nous sommes ouverts à une forme de collaboration, il n’est cependant pas question de substitution.”

Collectivités inquiètes

 

“Il y a quelques années, on nous laissait entendre que le Haras d’Aurillac serait rayé de la carte. La situation s’est depuis améliorée, à cette heure où on inaugure un nouveau bâtiment. Mais l’idée d’une date butoir pour définir l’avenir de l’activité n’est pas de nature à nous rassurer”, lâche le président Descœur au responsable national. Et s’il admet qu’un modèle reste à construire, il imagine des bases tripartites, entre l’État, les collectivités locales et les éleveurs, tout en s’interrogeant sur la capacité contributive du Département et le maintien de tarifs supportables pour les éleveurs... En écho, le sénateur Mézard, président de la communauté du bassin d’Aurillac (Caba), s’est félicité dans un premier temps que les engagements relatifs à la reconstruction des bâtiments incendiés aient été tenus et s’est indigné dans un second temps que “l’on fasse constamment appel aux collectivités locales pour assumer ce dont l’État ne veut plus”. Philippe de Guénin se défend en soulignant que l’outil qui vient tout juste d’être inauguré serait mis à disposition et que du personnel (150 agents partout en France) pourrait être loué en période de saisons de monte. Il ne cache pas cependant que les fonctionnaires seront de moins en moins nombreux : “Chaque année, on me demande de rendre 5 % des effectifs”, avoue-t-il. Mais il estime que le Cantal a cette chance de conserver, même sous une forme nouvelle, une station de monte. Il y en a 76 actuellement sur le territoire national. Il ne devrait plus y en avoir qu’un tiers d’ici trois ans... Dont le site d’Aurillac.

 

 

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

Les plus lus

Julie Rigal, présidente de Bienvenue à la ferme Cantal, devant le point de vente de la Ferme des fourches, installé dans un ancien sécadou
Qui est la nouvelle présidente de Bienvenue à la Ferme du Cantal ?

Une jeune productrice de viande d’aubrac transformée à Junhac, a pris les rênes de l’association départementale de producteurs…

Un taureau salers défile sur le ring des enchères.
Pourquoi les enchères n'ont pas flambé pour la salers ?

Trente-sept jeunes reproducteurs salers, dont trois du rameau laitier, étaient à vendre mercredi à la station d’évaluation du…

Les quatre Ifas cantaliens unis pour attirer les candidats

La formation d’aide-soignant recrute ses futurs étudiants. Deux réunions d’informations en visio sont proposées.
 

Eleveur au milieu de son troupeau de vacjes.
Ils ont osé la monotraite !

C’est une nouvelle vie professionnelle et familiale qui s’est ouverte pour Rémi Andrieu depuis le 1er janvier 2013 et le…

De gauche à droite : Anthony Fayolle (SG) et Nicolas Merle (Président).
Un nouveau duo à la tête de la FDSEA de Haute-Loire

Jeudi 3 avril, le nouveau conseil d'administration de la FDSEA de Haute-Loire a élu président, secrétaire général ainsi que…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière