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Label Bas carbone, une nouvelle source de revenus dès 2022

D’ici trois ans, des agriculteurs français pourraient être rémunérés spécifiquement pour la réduction de leurs émissions de gaz à effets de serre, grâce au label Bas carbone.

Les éleveurs de ruminants devraient ouvrir la voie, avec leur méthode « Carbon Agri », qui a été validée en juin par le gouvernement.
Les éleveurs de ruminants devraient ouvrir la voie, avec leur méthode « Carbon Agri », qui a été validée en juin par le gouvernement.
© François d’Alteroche

La voie est libre pour rémunérer les agriculteurs en échange de leurs actions contre le réchauffement climatique. Élaboré depuis plusieurs mois par les filières d’élevage de ruminants (Cniel, Idele, Interbev), le projet « Carbon Agri » a été validé par le gouvernement en juin. Il prévoit de labelliser des projets de réduction de l’impact climat des élevages afin d’attirer des financements privés ou publics.
Concrètement, les éleveurs pourront faire certifier des projets de réductions de l’« impact carbone » de leur exploitation. Grâce à cette certification, ils pourront émettre des « crédits carbone », qu’ils vendront à des entreprises ou collectivités souhaitant compenser leurs propres émissions. Les premiers projets devraient être validés d’ici début 2020, pour une rémunération dans les deux ans.
Le dispositif « Carbon Agri » s’inscrit dans le label Bas carbone, lancé par le gouvernement en novembre. Ce cadre réglementaire vise à certifier des « méthodologies » de réductions d’émissions de gaz à effet de serre dans des secteurs exclus du marché européen du CO2. La méthodologie « Carbon Agri » est la première à être validée pour le secteur agricole.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1522, du 8 août 2019, en page 10.

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