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« La viande n’est pas une cause perdue ! »

Deux semaines après l’assemblée générale de ses OP bovine et ovine, la coopérative Unicor dressait le bilan de l’ensemble de son activité, vendredi 31 mars à Baraqueville (Aveyron). Convaincue d’avoir tous les atouts pour réussir, elle s’est appuyée sur l’intervention de Geneviève Cazes Valette, fille et femme d’éleveurs aveyronnais. Cette anthropologue de métier a confirmé qu’il existait encore des amateurs de viande et des consommateurs qui veulent être rassurés.

Geneviève Cazes Valette professeur à l’école supérieure de commerce de Toulouse
Geneviève Cazes Valette professeur à l’école supérieure de commerce de Toulouse
© Eva DZ

Vers où va la consommation de viande ? Cette question taraude nombre d’éleveurs à l’heure où les attaques sont nombreuses sur le bien-être des animaux et le seul fait de manger de la viande. Geneviève Cazes Valette, professeur à l’école supérieure de commerce de Toulouse, a mené une étude en 2015 sur l’évolution de la consommation de viande chez les Français (la même étude a été menée en 2016, après les images de L214, mais les résultats ne sont pas encore connus). « De manière générale, manger a toujours été considéré comme risqué : la peur de la contamination, l’image de l’abattage… résume Géneviève Cazes Valette. Les consommateurs ont donc sans cesse besoin d’être rassurés ». La société évolue, l’urbanisation progresse, le lien avec la nature disparaît, le consommateur confère un statut aux animaux et idéalise la nature. « Les Hommes ont aujourd’hui moins besoin de carburant qu’autrefois, donc moins besoin de viande », interpelle Geneviève Cazes Valette, qui évoque aussi la « nutritionnalisation » de l’alimentation (recherche d’équilibre, absence d’excès voire médicalisation).

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1405, du 13 avril 2017, en page 7.

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