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Fdpl du Puy-de-Dôme
La tension monte chez les producteurs de lait

La réunion interprofessionnelle, dans la nuit du 2 au 3 juin, n’a abouti à aucun accord. Les éleveurs du Puy-de-Dôme maintiennent la pression et multiplient leurs actions.

Du 24 au 27 mai, suite à un appel national Fnpl-Fnsea-JA, les agriculteurs restent mobilisés pour dénoncer le prix du lait d'avril et celui de l'année. Une telle situation se reproduit ou se reproduira dans toutes les productions avec le schéma actuel de gestion des marchés.

Des actions dans le Puy-de-Dôme

Dans le secteur de Rochefort-Montagne, les actions de blocage de camions se sont prolongées dans la nuit du 25 mai. Cédric Mosnier, producteur de lait à Perpezat témoigne la détresse des agriculteurs : « Les gens en ont marre de la situation actuelle. Toutes les générations d'éleveurs laitiers sont dans l'impasse. Le ras-le-bol nous a poussé à stopper des camions laitiers pour perturber la collecte, au prix où le lait est payé... On a démontré ainsi notre détermination à Bourg-Lastic, Laqueuille, Gelles, St-Julien-Puy-Lavèze et Rochefort-Montagne. On espère un prix meilleur pour les mois prochains ».
En Livradois-Forez, des citernes ont été immobilisées à Ambert et Novacelles. Selon Annie Marret, déléguée Fdpl d'Olliergues, « à Novacelles, les producteurs restent très attentifs à la suite qui sera donnée à ces manifestations pour monter en puissance si c'est nécessaire. Pour Ambert, les producteurs sont prêts à faire des actions à l'encontre de la distribution».
En Combrailles, les éleveurs, après avoir « embroussaillé » les locaux de la perception, ont bloqué un camion et sa remorque sur la route à l'entrée de Manzat. Florent Legay, délégué cantonal JA de Manzat, estime que « le prix du lait est multiplié par 5 entre le producteur et le consommateur. Ces actions de blocage font suite à la mobilisation de la place de Jaude et sont nécessaires tant que la situation n'est pas réglée ».
Charles Schiettekatte, délégué cantonal Fdpl de Menat, rappelle que « 10 à 15 familles, en amont et en aval de la production laitière, dépendent de la survie de chaque ferme. Remettre en cause leur existence, c'est aussi accepter d'augmenter les importations et s'exposer à une insécurité alimentaire forte ».
Plusieurs camions ont également été bloqués vers Ardes-sur-Couze par des jeunes producteurs laitiers.

Echec des négociations

Suite à ces journées blanches, et malgré de nombreuses manifestations, sous forme d'actions « coup de poing » ou de blocages plus fermes de camions, de laiteries, de rassemblement en Préfecture, distribution de lait (près de 100 sites industriels ont été bloqués, sans compter les perturbations de collecte) les agriculteurs ne décolèrent pas. La réunion de la dernière chance, dans la nuit du 2 au 3 juin, n'a pas permis d'aboutir à un accord sur le prix du lait qui ne met pas en péril les exploitations. Les entreprises de transformation sont restées campées sur des positions intenables pour les producteurs. La « nuit blanche » du 2 juin a été entrecoupée de nombreuses suspensions de séances. Les transformateurs ont proposé un prix annuel variant de 260 euros / 1000 litres (40 % de PI*) à 276 euros / 1000 litres (20 % de PI). La Fnpl ayant déjà fait une avancée significative lors de la première réunion interprofessionnelle du 28 mai, a confirmé sa proposition à 290 euros / 1000 litres (20 % PI).
La complexité du dossier, 12 heures de réunion n'a donc pas permis d'aboutir à une solution qui puisse satisfaire les producteurs.

* Produit industriel

 

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