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La sécheresse enfin reconnue !

Au regard du niveau des cours d’eau, la Préfecture a réuni les utilisateurs de l’eau en vue de procédures pour limiter son usage.

En Creuse, début septembre 2016...
En Creuse, début septembre 2016...
© HC

Ce vendredi 9 septembre, le préfet de la Creuse, M. Chopin, a réuni l’ensemble des représentants des utilisateurs de l’eau en Creuse : agriculteurs, pompiers et chambres consulaires étaient présents, mais aussi l’Onema ou encore MétéoFrance.
Cette réunion est issue du constat que les seuils d’alerte et de crise ont été atteints successivement en quelques jours : le nord-est du département est le plus touché : la Tardes, par exemple, était alors à 3 % de son débit normal ; les autres rivières étaient en moyenne à 25 % de la normale. La Gartempe, dans laquelle est pompée l’eau en cas de crise pour la ville de Guéret, est passée en moins d’une semaine d’un débit de 440 litres par seconde à 340. Selon MétéoFrance, la pluie pourrait faire son retour d’ici la fin du mois, mais on ignorait encore dans quelles proportions à la date du 9 septembre.

L’agriculture fortement touchée
À la sortie de la réunion, Jean-Marie Colon, président de JA 23, Pascal Lerousseau, président de la FDSEA, et Jean-Philippe Viollet, président de la Chambre d’agriculture n’ont pas manqué de faire remarquer qu’ils alertaient les pouvoirs publics sur cette situation depuis déjà plus d’un mois et demi : « Le maïs n’a presque pas eu d’eau, il est sec sur pied. Nous distribuons déjà la première coupe de fourrage aux animaux, et nous n’avons pas fait de deuxième ou troisième coupe. Il n’y pas presque pas de stock pour cet hiver » explique Jean-Marie Colon. Pascal Lerousseau enrage : « La situation est pire que l’an dernier, nous avons de nouveau demandé à pouvoir faire des retenues, comme nous l’avions déjà proposé en 2015, 2011 et 2003. Il y a 20 ans, les espagnols venaient nous acheter du fourrage. Ils ont depuis su faire ce qu’il fallait, ils irriguent, et maintenant c’est nous qui allons leur en acheter ». Jean-Philippe Viollet aussi insiste sur les réserves : « Nous avons exigé de pouvoir faire des retenues, avec un calendrier. Cette réunion est trop tardive, il faut désormais passer les vitesses et accélérer. La situation est grave, les gens sont désabusés, même les fonctionnaires sont perdus. Il est temps que l’administration cesse de traîner les pieds ! »

Un arrêté immédiat
À l’issue de la rencontre, le préfet a pris un arrêté valable jusqu’au 30 septembre portant sur l’ensemble du département. Il interdit notamment l’arrosage des pelouses et le lavage des véhicules (hors stations spécialisées). La priorité est donnée à l’alimentation humaine, à l’abreuvement du bétail et aux services de secours type défense incendie. Cet arrêté est consultable en mairie ou ci-dessous.

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