Aller au contenu principal

La salle de traite en épi n’a pas dit son dernier mot

Investir dans une salle de traite économique avec la perspective d’accueillir un associé ou un salarié reste une alternative crédible à un robot, particulièrement pour qui traire reste un plaisir. Exemple en Corrèze.

Après quelques stages et une période au service de remplacement, Océane maintient sa préférence pour le système en épi.
Après quelques stages et une période au service de remplacement, Océane maintient sa préférence pour le système en épi.
© UP 19

Coût, rapidité, confort, hygiène, place, gestion de l’astreinte… Choisir son installation de traite soulève de nombreuses questions. Jacques Cornelissen, producteur à Saint-Frejoux près d’Ussel, n’y échappe pas lorsque, après plusieurs années de traite en extérieur, il décide d’investir dans une installation fixe calibrée pour 80 laitières pour 600 000 litres de lait. « J’étais seul à l’époque. Évidemment, j’ai envisagé la possibilité d’investir dans un robot mais j’ai assez vite écarté cette hypothèse car mon objectif était d’accueillir une deuxième personne, salariée ou associée. Le robot, par le montant d’investissement et par son coût d’entretien, remettait en cause la capacité de l’exploitation à rémunérer deux personnes. De plus, nous sommes dans une zone à faible densité laitière. En cas de coup dur, on peut trouver quelqu’un qui sache traire, mais activer ou dépanner un robot me semblait plus compliqué. Enfin, nous disposons de 45 ha de prairies à proximité immédiate du bâtiment. Je voulais conserver un système me permettant de valoriser le pâturage et produire ainsi à moindre coût ».
Le roto est séduisant mais là aussi le montant de l’investissement et la place nécessaire font douter l’éleveur. Son choix se portera finalement sur un système classique mais qui a fait ses preuves, une salle de traite en épi 2×8, avec un système de sortie rapide et une porte rotative. Avec un peu d’autoconstruction, l’éleveur s’en tire pour 60 000 €, avec un coût d’entretien raisonnable pour les années à venir.

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

Sodiaal et surproduction laitière : « notre priorité reste la stabilité du prix pour nos sociétaires »

Retour sur une année 2025 marquée par une collecte en demi-teinte et des perspectives 2026 sous tension. Entretien avec Jérôme…

La miss Montbéliarde 2026 est et restera Ultima du gaec Negron.
Les journées laitières : un rendez-vous incontournable pour les éleveurs

Éleveurs, techniciens, partenaires de la filière et un large public sont venus admirer les plus beaux spécimens de chaque race…

Une femme et un homme devant une maison en pierre
Bienvenue à la Ferme. Ferme-auberge : l’avenir en famille

La ferme-auberge des Arbres accueillait l’assemblée générale de Bienvenue à la ferme.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière